Une délibération qui était proposée hier soir aux conseillers communautaires de Vienne Condrieu Agglomération a remis une nouvelle fois le feu aux poudres sur un sujet toujours sensible : le demi-échangeur de Reventin-Vaugris.

Il s’agissait en effet pour les élus de voter la convention de financement. Celle-ci est désormais bouclée, à raison d’une charge financière de 50 % par l’Etat, de 20 % pour le Département de l’Isère et la Région et de 10 % pour Vienne Condrieu Agglomération.

Le projet est donc, si l’on dire, sur les rails. Il se fera donc en 2023 au plus tôt, ou plus probablement si l’on en croit Vinci l’opérateur dans cette affaire, plutôt 2024, selon Thierry Kovacs, président de Vienne Condrieu Agglomération.

C’est bien le « tracé centre » qui sera construit, comme prévu dès le départ, ce qui a amené à faire sortir de ses gonds Blandine Vidor, maire de de Reventin qui réitéra à cette occasion son opposition à ce « tracé centre », voulant lui substituer un « tracé Sud », selon le souhait d’une majorité des habitants de sa commune.

Ce qui amena Thierry Kovacs a appeler que de toutes les options étudiées dont ce fameux « tracé Sud », c’est après études, le « tracé centre » qui avait remporté les suffrages car consommant le moins de terres arables. C’est aussi, selon lui, le plus efficient car il devrait attirer un maximum d’automobilistes par son côté pratique. C’est enfin celui qui, selon les études, aurait le moins d’impact en matière de bruit.

Sans surprise Blandine Vidor vota contre cette convention de financement, annonçant par ailleurs un recours lors de la future enquête d’utilité publique. On nota également six abstentions d’élus communautaires.

La convention de financement a donc été adoptée par 42 suffrages favorables. Le dossier poursuit donc son cours.

Rappelons que ce demi-échangeur devrait supprimer 10 % du trafic de transit sur les quais du Rhône à Vienne, celui généré par les habitants des communes situées au sud de Vienne qui auront la possibilité de rejoindre l’A7 directement en évitant les bouchons viennois.

Illustration : le tracé « centre » à proximité du péage.