Objectif : fluidifier les parcours de soins dans le sud lyonnais.

« Dès ce mois de septembre 2026, l’Hôpital Lyon Sud accueillera une nouvelle unité médicale d’hospitalisation ville- hôpital, issue d’un partenariat inédit entre les Hospices Civils de Lyon (HCL) et la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) Aprosalys, » annoncent les HCL

Cette unité de 12 lits permettra aux patients nécessitant une hospitalisation médicale rapide de bénéficier d’une prise en charge coordonnée entre médecine de ville et hôpital, sans passage systématique par les urgences.

Pour les HCL, il s’agit d’une innovation organisationnelle qui vise à améliorer l’accès aux soins, fluidifier les parcours et renforcer la continuité des prises en charge sur le territoire.

Explication : « l’augmentation des besoins de santé de la population, le recours croissant aux soins non programmés et la surspécialisation progressive des services hospitaliers du CHU rendent parfois complexe l’orientation des patients présentant des pathologies médicales aiguës fréquentes, ne requérant pas une prise en charge spécialisée immédiate. »

Cette évolution contribue à la tension sur les services d’urgences, qui accueillent des patients nécessitant une hospitalisation de courte durée pour des situations médicales fréquentes mais requérant une surveillance hospitalière.

D’où cette unité médicale d’hospitalisation ville- hôpital.

Elle permettra d’hospitaliser rapidement des patients dont l’état nécessite une surveillance médicale, sans passage par les urgences ni recours immédiat à des soins hautement spécialisés.

Une nouvelle porte d’entrée vers l’hôpital

L’unité accueillera des patients directement orientés par leur médecin généraliste, dans le cadre d’une situation semi-urgente. Elle accueillera également des patients en provenance des urgences répondant aux situations cliniques identifiées qui incluent notamment :

-Des infections aiguës nécessitant une surveillance hospitalière (pneumopathie, pyélonéphrite, érysipèle…) ; 

-Les décompensations cardiaques sans gravité ; 

-Les désordres métaboliques tels que la déshydratation ou certaines insuffisances rénales aiguës ; 

-Les exacerbations de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ; 

-Les douleurs rhumatologiques aiguës ; 

-Certaines situations gériatriques nécessitant une surveillance hospitalière de courte durée ; 

-La découverte d’un diabète nécessitant une insulinothérapie.

« Il s’agit de reproduire l’esprit d’un hôpital de proximité au sein du CHU pour le territoire de santé qui lui est associé » explique le Professeure Isabelle Durieu, Cheffe de Service, Service de médecine interne et de pathologie vasculaire, à hôpital Lyon Sud.

Photo HCL : l’équipe de l’hôpital de ville de Lyon-Sud.