L’apport des syndicats a été décisif : la manifestation de convergence public/privé/lycéens a drainé ce jeudi 5 novembre plus de manifestants que la dernière la plus étoffé en date, celle du 17 octobre dernier (près de 500) : près de 600 personnes ont défilé ce matin à Vienne, nouveau record en date.

La convergence recherchée par les organisateurs était bien présente puisque sous les banderoles syndicales fort nombreuses, ou non, des salariés du privé de Yoplait, Calor ou encore Smurfit et autres, ont défilé aux côtés de représentants du secteur public, venus en nombre parmi lesquels des personnels municipaux, de l’hôpital Lucien Hussel, mais aussi de nombreux enseignants ; ainsi que des lycéens d’Ella Fitzgerald.

Ce qui dominait en tête de cortège, c’est la couleur orange de la CFDT, suivi du rouge de la CGT, de FO, de la CFTC, de la CFE-Cgac, de l’Unsa, de la FSU, de Solidaires, etc. qui coloraient cette manifestation de convergence.

Le cortège bon enfant, arborant de nombreuses pancartes revendicatives ou humoristiques, émaillé de slogans contre la vie chère et le gouvernement, notamment, a emprunté le parcours traditionnel des manifestations intersyndicales à Vienne avec un départ de la gare routière, pour emprunter les quais du Rhône, jusqu’à la place Saint-Louis que les manifestants ont bloqué pendant près de trois quarts d’heures, le temps que les différentes organisations syndicales présentes, s’expriment au micro.

La CGT insista sur les revendications, en l’occurrence, « des augmentations de salaires et une hausse des minimum sociaux et contre la politique d’austérité qui s’attaque à nos services publics : nous devons continuer à défendre l’emploi et soutenir notre jeunesse ! »

Dénonçant « les atteintes à la liberté de manifester de la préfète de l’Isère, la CFDT demanda, elle « la mise en place d’une véritable politique industrielle, indispensable », lançant en conclusion : » la colère est immense, il faut sans attendre que le gouvernement réponde à l’urgence sociale ».

Dans la même veine, la CFE CGC (cadres) « exigea « une revalorisation de toutes les grilles de salaires our éviter le tassement que va engendrer l’augmentation du Smic. »

Les lycéens d’Ella Fitzgerald exprimèrent enfin leur volonté de poursuivre leur mouvement : « ils nous donnent des miettes, mais c’est pour mieux nous calmer ! »

Remontant ensuite la rue Marchande avant de redescendre vers la gare routière via le centre ville, la manifestation se disloqua aux alentours de 12 h 15, à l’issue de près de deux heures de défilé…