Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées ce lundi 26 octobre devant le Palais de Justice de Vienne, comme dans toute la France, pour un rassemblement en mémoire de la victime d’uneattentat raciste, Pengo Bossio Wangi, à l’initiative du mouvement Attac vienne et Pays Rhodanien.

De simples citoyens, mais aussi des représentants de la CFDT et de la CGT, de la Ligue des Droits de l’Homme,  Madeleine Laurans, conseillère municipale de la municipalité de Vienne (Vienne Vivante), ainsi que des élues de la municipalité de Chasse-sur-Rhône représentant son maire Christophe Bouvier, avaient tenu à être également présents.

Avant que ne soit respectée une minute de silence, devant un parterre de bougies et un portrait de la victime, Myriam Thieulent qui parlait en tant que porte-parole d’Attac rappela d’abord les faits : « ce vendredi 23 octobre 2026, une attaque terroriste d’une extrême violence a frappé Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Un homme armé a ouvert le feu sur plusieurs personnes, faisant un mort, Pengo Bossio Wangi et quatre blessés graves, dont une enfant de 12 ans, Ramatou, touchée de 8 balles. »

Elle ajoute : « nous sommes rassemblés pour exprimer toute notre solidarité avec les victimes, leurs familles et les habitants des quartiers touchés par cette attaque raciste, islamophobe et négrophobe. Nos pensées vont vers elles et eux ».

Pour elle, « toute la lumière doit être faite sur les circonstances et les motivations de cet attentat. «

Et de dénoncer : « cette attaque intervient dans un climat de banalisation des discours racistes, islamophobes et xénophobes que nous dénonçons depuis des années lors de nos nombreux rassemblements à Vienne. »

Et ce, avant de préciser : « les partis politiques d’extrême droite et tous ceux et celles qui pointent les étrangers, ou supposés comme tels, responsables de tous les maux portent, une responsabilité politique et médiatique directe et écrasante dans la banalisation des discours racistes, islamophobes et négrophobe. A force de désigner les musulmans, les immigrés comme des menaces, ces discours alimentent un climat de rejet et de haine. »

Et de conclure : « la lutte contre le racisme, l’islamophobie et les violences policières est indissociable de notre combat pour la justice sociale, l’égalité des droits et les libertés fondamentales. »

Un représentant syndical prit également la parole pour rappeler que « tant la CGT que la CFDT ont réaffirmé lors de leurs congrès respectifs l’importance de la lutte contre l’extrême-droite ».

Les participants à ce rassemblement reprirent ensuite, après la minute de silence, à plusieurs reprises le slogan que l’on entend beaucoup en ce moment dans les manifestations: « Siamo tutti antifascisti », littéralement « nous sommes tous antifascistes » en italien, avant que chacun ne se disperse.