Menée par les Section de Recherches de Grenoble, l’enquête concernant la découverte d’un cadavre enroulé dans un drap, samedi 30 mai dernier, en bord de Gère sur le territoire de la commune d’Estrablin, progresse. Mais ce n’est pas sans soulever de nouveaux mystères, concernant la personnalité de la victime, un chef d’entreprise viennois, mais aussi la découverte à 400 km de là de son fourgon professionnel…incendié.
Après l’ouverture d’une enquête pour « homicide volontaire », l’enquête progresse.
On connaît l’identité de la victime, un père de famille d’origine tunisienne, âgé de 45 ans, demeurant dans le quartier de Malissol à Vienne selon nos confrères du Dauphiné : il avait récemment été signalé disparu par sa famille.
Il s’agit d’un chef d’entreprise dans le secteur de la maçonnerie, manifestement sans histoire.
Qui pouvait donc pu en vouloir à cet homme qui n’a pas de casier judiciaire et menait apparemment une vie rangée ?
Autre fait troublant dans cette affaire : le fourgon professionnel de ce maçon qu’il utilisait pour ses chantiers a été découvert entièrement calciné dans l’Yonne, à plus de… 400 kilomètres de Vienne. Or, on sait qu’il l’avait utilisé avant de disparaître.
Quel rapport entre ces deux scènes : le cadavre enroulé dans une couverture et le fourgon incendié ?
D’autre part, selon les premiers résultats de l’examen médico-légal, le maçon aurait été abattu avant que le ou les auteurs ne tentent de faire disparaître le corps et d’éventuelles preuves.
Une plaie par balle au thorax, ainsi que plusieurs blessures au visage ont également été relevées.
L’autopsie du corps doit avoir lieu en définitive aujourd’hui mercredi 3 juin.
Le fourgon va être scrupuleusement passé au peigne fin par les techniciens en identification criminelle. L’objectif est de déceler le moindre indice susceptible d’orienter les investigations.
Les images de vidéosurveillance des axes autoroutiers où le véhicule a été retrouvé sont également en cours d’exploitation afin d’identifier d’éventuels conducteurs ou passagers à bord.
Vu toutes ces zones d’ombre qui se multiplient, l’enquête va s’avérer assurément fort complexe. Une course contre la montre est désormais engagée par les gendarmes pour retrouver la trace du tireur et d’éventuels complices.
Et pour répondre à la grande question : pourquoi ?


