On le savait, le Pays Viennois et plus largement le Dauphiné est une terre de culture et de peinture.

On en a vu la traduction en cet après-midi du dimanche 5 décembre à l’hôtel de la Poste à Vienne où sous le marteau de Me Frédéric Brossat, commissaire priseur à Saint-Etienne, près de 250 œuvres émanant de la région viennoise élargie étaient proposées à la vente.

Les trois principaux acteurs de cette vente : Joël Chazal, collectionneur viennois ; Me Frédéric Brossat, commissaire-priseur et Hermance Loir, de Drouot Digital.

L’homme à l’origine de cette vente qui a patiemment collecté tous ces tableaux est le collectionneur viennois Joël Chazal, administrateur des Amis de Vienne, dont de nombreux membres s’étaient déplacés. Cette vente qui avait attiré une cinquantaine d’amateurs, a permis d’illustrer la grande richesse de notre patrimoine pictural.

Qu’on en juge, avec notamment des peintures de Jean-Pierre Calestroupat, plus connu sous le nom d’Abbé Calès, l’un des plus cotés des peintres viennois, disparu en 1961.

D’autre artistes tout aussi connus figuraient au catalogue de cette vente dont Hippolyte Léty avec deux autoportraits, ainsi qu’un portrait de son épouse et de sa mère ; Der Markarian ; Ravier ; Jongkind ; Joanny Darteyre ; Jean Eynaud ; Jean Drevon ; Hobi ; Michel Camacho ; Henri Montagneux, etc.

Quelques peintres contemporains ont aussi changé de propriétaires sous l’action du marteau de Me Brossat, à l’instar du dentiste viennois, aussi à l’aise avec sa fraise qu’avec un pinceau, Scott ; voire encore Bénédicte Chardin.

Au total, donc, près de 250 œuvres étaient proposées à la vente sous le marteau de Me Brossat, mais aussi par téléphone ou via Internet, via Drouot Digital qui a participé à cette vente à laquelle on pouvait en définitive participer même en demeurant à l’autre bout du monde.

Sans surprise, ce sont les œuvres de l’Abbé Calès qui ont le plus flambé, le plus cher des tableaux du prêtre atteignant les 2 000 euros, un tableau illustrant la vallée du Grésivaudan ; derrières ont figuré en bonne place des peintures Hyppolite Léty, d’Henri Montagneux ; voire même de Jean Eynaud dont le fils rachète par ailleurs actuellement une partie des œuvres de son père.

Au total, l’ensemble des enchères a représenté environ la somme de 12 000 euros hors taxe.

Certes un certain nombre de toiles retourneront à leurs propriétaires, une cinquantaine d’entre elles seulement sur les 250 ayant trouvé acquéreur. Mais cette après-midi de vente aux enchères a permis à beaucoup de bénéficier d’un beau panorama, fait rare, sur l’Ecole Viennoise.