Le conducteur de 19 ans, originaire de Tassin-la-Demi-Lune à l’origine de la collision qui a tué lundi soir sur le coup une Ligérienne d’une cinquantaine d’année et blessé grièvement sa fille a été déféré ce jeudi 1er janvier devant le parquet de Lyon pour être ensuite mis en examen et placé en détention provisoire.

Comment une collision par l’arrière entre deux voitures sur une portion de voie à la vitesse limitée à 50 km/h avec radar, en l’occurrence la M7 à hauteur du musée des Confluences a-t-elle pu se révéler aussi dramatique ?

Une mère de famille d’une cinquantaine d’années originaire de la Loire, installée à l’arrière dans la voiture percutée a été tuée sur le coup et sa fille qui se tenait à ses cotés grièvement blessée. Cet accident a été aussi à l’origine de six autres blessés.

On peut désormais reconstituer une partie des faits.

La voiture dans laquelle se trouvait toute une famille se dirigeait en direction du Sud par la M7, pour ensuite prendre la direction de la Loire, lorsqu’elle a été très violemment percutée par l’arrière sur la seule portion de la M7 limitée à 50 km/h.

Cette voiture à l’origine de la collision était conduite par un conducteur de 19 ans, originaire de Tassin-la-Demi-Lune, selon nos confrères du Progrès. Il était accompagné à bord de deux jeunes-femmes.

Ce que l’on sait également est que des bouteilles de protoxyde d’azote ont retrouvées par les enquêteurs dans ce véhicule.

Ce conducteur à l’origine de cet accident mortel qui était titulaire du permis de conduire a d’abord été mis en garde à vue et soumis à des prélèvements toxicologiques pour savoir s’il était ou non sous l’emprise de protoxyde d’azote, voire d’autres substances.

Ces analyses toxicologiques confirmant qu’il était bien sous l’emprise de protoxyde d’azote (gaz hilarant) lors de l’accident, le jeune conducteur a été déféré au parquet de Lyon.

Cet habitant de Tassin-la-Demi-Lune a été de facto mis en examen pour « homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d’autrui et blessures routières aggravé », précise aujourd’hui le parquet.

Il a été placé en détention provisoire.

L’enquête a en effet permis de démontrer que le conducteur avait bien fait usage de protoxyde d’azote et qu’il conduisait manifestement à une vitesse excessive.

Le jeune conducteur pourrait bien tomber sous le coup de la nouvelle loi du 9 juillet 2025 créant l’homicide routier, risquant jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende, vu les incriminations dont il fait l’objet…

Ce nouveau et dramatique fait divers impliquant le gaz hilarant dans un accident mortel pourrait bien  accélérer son interdiction envisagée au plan national.