La hausse des prix du kérosène et donc des billets d’avion n’arrange rien. L’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry a bien du mal a retrouver les hautes altitudes de l’avant Covid. Il avait -frôlé en 2019 les 12 millions de passagers. « Seulement » 10,7 millions de passagers ont transité l’année dernière par l’aéroport lyonnais, l’année dernière.

Selon les chiffres fournis par l’Union des aéroports français l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry a affiché 10,7 millions de passagers en 2025, soit une petite hausse de +2,4 % par rapport à l’année précédente.

Loin encore du record de 11,74 millions de passagers en 1019, avant que le Covid ne plombe le transport aérien.

Cette progression de 2,4 % est en phase avec la moyenne de la progression du trafic des aéroports français.

Reste que l’aéroport de la 2ème métropole française se classe seulement… 5e aéroport français en termes de trafic passagers et 3e sur le podium des principaux aéroports régionaux.

Normal : il est devancé par Paris Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, respectivement à 72 millions et 34,9 millions de passagers, puis par Nice Côte-d’Azur (15,2 millions de passagers) et Marseille Provence (11,32 millions).

A cette 5ème place, il est même talonné par par l’aéroport de Bâle-Mulhouse avec 9,62 millions de passagers…

Les raisons de cette toute relative faiblesse de Lyon-Saint Exupéry sont connues.

Si le trafic est tiré par les compagnies low-cost qui représentent plus de la moitié du trafic (55 %) Saint-Ex, contrairement à Nice, par exemple, souffre encore du trop faible nombre de grandes liaisons internationales, notamment vers les Etats-Unis (toujours pas de Lyon-New-York qui serait emblématique, malgré plusieurs tentatives) ou vers la Chine, par exemple.

Reste à espérer que l’arrivée des nouveaux Airbus à très longs rayons d’action (XLR) aux coûts d’un avion moyen courrier puissent changer la donne et encourager les grandes compagnies à sauter le pas en direction des longs courriers…