Ce vendredi 27 mars s’est déroulé le conseil municipal d’installation du deuxième mandat de Grégory Doucet. C’est son adversaire, Jean-Michel Aulas qui lui a remis son écharpe de maire. Et ce, pour une simple raison de protocole : c’est en l’occurrence le membre le plus âgé de l’assemblée qui est chargé de cette mission. Or, ce dernier n’est autre que Jean-Michel Aulas, 77 ans…
Une séance d’installation du 1er magistrat lyonnais et de ses adjoints au cours de laquelle les relations à venir entre la Métropole et la Ville de Lyon aux deux bords politiques opposés a été évoquée. Elle est cruciale : de là dépendront les marges politiques de chacune des deux collectivités.
Ainsi, concernant cette relation, pour Grégory Doucet, « il faut regarder cette situation avec calme. Certains voudraient y trouver des raisons de blocage. Ce n’est pas mon cas. C’est une épreuve de responsabilité. «
Et d‘ajouter « Coopérer ne signifie pas s’effacer. Le maire de Lyon a une légitimité. Je défendrai les intérêts de la ville, les choix pour lesquels j’ai été élu. Les habitants n’attendent pas une guerre des compétences mais que chacun soit à sa tâche. »
Aulas : « Plus rien ne sera décidé de manière dogmatique »
De son côté, Jean-Michel Aulas a donné son point de vue sur cette coopération à venir entre les deux collectivités: « Dans un contexte politique inédit avec une majorité Grand Coeur lyonnais à la Métropole, nous entrons dans l’ère du dialogue. Plus rien ne sera décidé de manière dogmatique, plus rien ne se fera unilatérale. Vous êtes maire, mais n’avez plus toutes les clés de la ville. Les habitants en ont décidé ainsi. Vous êtes placés sous tutelle démocratique. C’est une bonne nouvelle pour notre territoire qui doit s’écrire à l’échelle des grandes infrastructures et des grands projets.
Et d’assurer : « deux choix s’offrent à vous, celui de l’obstination dogmatique et de l’entêtement aveugle qui vous condamnera à l’impuissance. Le deuxième c’est le choix de l’intelligence, de nouvelles pratiques, d’écouter les revendications des Lyonnais. Vous ne pourrez pas appliquer vos compromis. »
Pour l’instant, ce sont des mots, restent à traduire dans le concret ces bonnes résolutions affichées, ce ne sera pas le plus facile…
Cette situation inédite recèle un risque de blocage…

