D’ici 2037, la CNR prévoit la mise en service de six nouvelles centrales hydroélectriques modernes et de leurs passes à poissons associées dont une à Saint-Pierre-de-Bœuf dans la Loire, au Sud de Vienne. C’est ce qu’a annoncé Laurence Borie-Bancel en inaugurant le 7 octobre une nouvelle centrale sur le Rhône à Vallabrègues dans le Gard.
Quarante ans après la mise en service du dernier grand aménagement hydroélectrique sur le Rhône, en l’occurrence le barrage de Reventin-Vaugris, près de Vienne, la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) a inauguré, le 7 octobre, une nouvelle centrale à Vallabrègues (Gard).
Six autres centrales hydroélectriques
Situé en amont du barrage historique, à la confluence du Rhône et du Gardon, cet ouvrage de nouvelle génération produit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 26 000 habitants, « tout en préservant la faune migratrice grâce à une passe à poissons de 330 mètres », précise la CNR.
Ce chantier ouvre la voie au déploiement de six autres centrales similaires sur le Rhône d’ici 2037, a expliqué lors de cette inauguration la présidente de la CNR, Laurence Borie-Bancel.
Depuis la reconduction de sa concession jusqu’en 2041, la CNR n’envisage plus de barrages massifs barrant le lit historique, mais déploie de petites centrales hydroélectriques (PCH) de nouvelle génération intégrées aux structures existantes.
Elles vont être au nombre de six.
Ainsi, d’ici 2037, la CNR prévoit la mise en service de six autres centrales hydroélectriques de ce type et de leurs passes à poissons associées à Saint-Pierre-de-Bœuf (Loire), Arras-sur-Rhône (Ardèche), La Roche-de-Glun (Drôme), Charmes-sur-Rhône (Ardèche), Donzère (Drôme) et Caderousse (Vaucluse) ; et ce, pour turbiner le débit des bras naturels du Rhône.
Batteries de stockage et stations de pompage
Complémentaire aux barrages historiques du fleuve, cette nouvelle génération d’équipements hydroélectriques produira l’équivalent de la consommation électrique de 114 000 habitants.
Inscrit dans la loi relative à l’Aménagement du Rhône, ce programme de travaux s’inscrit dans la feuille de route énergétique de la CNR : construire de nouveaux moyens de production, moderniser les ouvrages existants et développer de nouveaux leviers de stockage.
Dans cette logique, la CNR explique étudier avec l’État et les parties prenantes locales les solutions techniques permettant d’accroître le rendement de la centrale hydroélectrique de Montélimar dans la Drôme.
L’installation de 200 MW de batteries de stockage à l’horizon 2030, ainsi que la construction de petites stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) le long du Rhône sont également à l’étude…
Le Rhône n’a pas fini d’être aménagé….



