Porté par la société Na-Tran (ex-GRDF), il traverse le Nord-Isère et devrait notamment passer par Eyzin-Pinet, Cour-et-Buis, Villefontaine, etc.. Sa mise en service est prévue, si tout se passe bien, en 2032. Ce pourrait bien être l’énergie du futur. Le projet Hy-Fen de transport d’hydrogène de Fos-sur-Mer à la Moselle, en passant par la Vallée lyonnaise de la chimie, entre dans sa phase de concertation partir du 28 septembre jusqu’au 20 décembre. Tout au long d’un tracé qui reste à affiner, des réunions et des points de rencontre vont être organisés.

Ce gazoduc d’hydrogène remontera de la Méditerranée jusqu’à la frontière allemande, en passant par la vallée du Rhône.

Ce projet Hy-Fen est un gazoduc enterré transportant de l’hydrogène renouvelable sur 820 kilomètres de Fos-sur-Mer à Erching, en Moselle, en passant par la Vallée lyonnaise de la chimie  et en traversant le Nord-Isère. Il acheminera l’hydrogène vert produit dans la péninsule ibérique jusqu’en Allemagne, où il sera consommé.

Dans le Nord-Isère , 38 communes figurent dans le fuseau actuel de concertation. Parmi elles, Chamagnieu, Crémieu, La Verpillière, L’Isle-d’Abeau, Pact, Eyzin-Pinet, Cour-et-Buis, Saint-Quentin-Fallavier, Tignieu-Jameyzieu, Villefontaine…

Concertation publique

Pour l’instant, seul un fuseau de 4 à 6 kilomètres est défini. Le tracé précis n’est pas encore arrêté. C’est ce projet qui, du 28 septembre au 20 décembre 2026 fait l’objet d’une concertation préalable.

Ouverte à tous, celle-ci doit permettre à chacun de s’informer, de questionner, de faire des suggestions et de débattre.

L’hydrogène renouvelable et bas-carbone participe à la transition énergétique, notamment en favorisant la décarbonation de l’industrie.

Déployé selon une exigence de sobriété environnementale, HY-FEN serait l’épine dorsale nationale du transport d’hydrogène. Il s’intègrerait aussi dans un réseau européen de plus de 32 000 km à travers 28 pays, de la péninsule ibérique au nord de l’Europe.

Les opposants au projet ont déjà soulevé des questions liées à la sécurité et aux conséquences pour les terres agricoles.

La concertation à l’égard de ce projet est menée sous l’égide de quatre garants indépendants, désignés par la Commission nationale du débat public (CNDP), elle s’articule sur différents formes :

-Des réunions locales dédiée aux enjeux locaux (dont une à Chamagnieu, le 19 novembre)

-Des débats mobiles, dont celui prévu à L’Isle-d’Abeau le 25 novembre 2026, de 14h à 18h, sur le parking de l’hypermarché Carrefour.

https://concertation.projet-hyfen.com/blog/4202/la-concertation-souvre-lundi-28-septembre

Le calendrier

-2024/2025 : études de faisabilité

-2025/2028 : études d’ingénierie de base
Dans ce cadre, la préfète de l’Isère a pris en juillet 202 autorisant la société NaTran à pénétrer sur les propriétés privées sur le territoire de quarante commune du département, dont L’Isle d’Abeau. L’objectif ? Réaliser des investigations de terrain de nature environnementale, pédologique, géotechnique, hydrogéologique et topographique. Les agents de la société NaTran sont autorisés pendant 5 ans à pénétrer dans les propriétés privées du périmètre concerné.

-2029/2030 : études détaillées d’ingénierie et autorisations administratives

-2030 : décision d’investissement

-2030/2032 : construction de l’ouvrage

-2032 : mise en service