Après la découverte du corps d’un artisan de 45 ans enroulé dans un drap en bord de Gère, à Estrablin le 30 mai dernier, deux personnes ont été interpellées. Une prostituée de 24 ans originaire de Vienne, déjà mise en examen dans une autre affaire d’homicide volontaire en région parisienne, est soupçonnée d’avoir participé aux faits. Un proche de la victime est également mis en cause par les enquêteurs.
Une prostituée de de 24 ans originaire de Vienne, mais vivant en région parisienne où elle était incarcérée pour une autre affaire d’homicide, est soupçonnée d’être impliquée dans la mort par balles d’un maçon viennois de 45 ans, fin mai sur le territoire de la commune d’Estrablin.
Les enquêteurs de la Section des Recherches (SR) de Grenoble, grâce notamment à un mégot retrouvé sur place, ont pu remonter la piste jusqu’à cette femme de 24 ans, originaire de Vienne, mais établie en région parisienne et vivant de la prostitution et déjà connue des services de police.
Les enquêteurs ont également mis à jour des contacts téléphoniques entre elle et l’homme tué, ainsi que l’un des amis de ce dernier. Elle avait eu une rencontre tarifée avec la victime.
La jeune femme, déjà soupçonnée du meurtre d’un homme de 21 ans le 4 juin à Saint-Brice-sous-Forêt dans le Val-d’Oise, donc six jours après les faits», a été mise en examen dans ce dossier et écrouée le 8 juin à Pontoise.
Décrite en situation de « grande précarité», elle aurait reconnu le premier meurtre, mais pas celui commis à Estrablin, expliquant «avoir craint pour sa vie».
Selon elle, c’est «son proxénète» qui tentait «d’extorquer de l’argent à cet homme» qui l’aurait tué accidentellement.
Entendue cette semaine à Grenoble, elle devrait être mise en examen fin juillet pour cette seconde affaire de meurtre.
Les enquêteurs tentent dans le même temps vérifier le rôle exact joué par un proche de la victime, placé lui aussi en garde à vue et qui pourrait être poursuivi « a minima pour non-dénonciation de crime », selon Étienne Manteaux procureur de la République de Grenoble en charge du dossier.
L’enquête se poursuit…


