Lors d’un conseil municipal, en fin de séance, l’opposition a la possibilité d’interpeller la municipalité ; et ce, à travers une ou plusieurs« questions orales ». Une possibilité dont s’est saisie lundi 8 juin Myriam Thieulent, représentante de la liste «Vienne populaire, écologique et solidaire », à l‘issue de la séance.

S’appuyant sur l’épisode de canicule très précoce de fin mai dernier, l’élue d’opposition a posé la question de savoir comment la Ville entendait répondre à ces phénomènes de canicules, qui avec El Niño pourraient encore s’intensifier, expliqua-t-elle. Et prenant l’exemple de l’Ecole Jean Rostand à Malissol, dont l’architecture date des année 70/80 et n’est donc pas suffisamment bien isolée, elle demande, « des solutions thermiques urgentes. ».

Et d‘assurer enfin « qu’il s’agit avant tout d’une question de volonté politique »

« Des solution simples »

Et de détailler : « La toiture plate transforme les classes en bouilloires dès le printemps, alors qu’il existerait des solutions thermiques simples, en passant notamment le toit à la peinture blanche, en remplaçant les rideaux noirs par des rideaux clairs, en posant des films aux fenêtres, en adaptant les horaires de récréation, etc. pour un coût précise-t-elle de 80 000 euros ».

Dans sa réponse, Thierry Kovacs, maire de Vienne confirma qu’il s’agissait bien « d’un sujet sérieux, concernant aussi bien la santé des enfants que des enseignants. »

Et de lancer : » Face à cette question, nous ne sommes pas restés sans rien faire. »

Il explicite : « Nous avons mis dans les écoles de Vienne tout un système de mesures de températures. Il nous a permis de constater des grandes disparités d’une école à l’autre, mais au sein même d’une même école, par exemple, il y avait des classes ou des espaces à 30 ° et d’autres à 23 °. »

Pour le maire, » pour pouvoir agir, il faut avoir une parfaite connaissance de la situation. »

« Investir au-delà du Plan Ecole »

«  Nous avons interrogé les enseignants et il est aussi apparu qu’il pouvait aussi y avoir un problème d’usages, avec des fenêtres qui restaient ouvertes en milieu de journée. Or dans cette école, nous avons déjà changé les menuiseries, on a beaucoup plus isolé et il faut accepter qu’au plus chaud de la journée, les fenêtres soient fermées. Il faut que l’on forme nos personnels aux bons usages en cas de canicule  » , poursuit-il.

Reste que pour Thierry Kovacs, il faudra sans doute devoir aller plus loin.

« Il faudra passer si nécessaire par des investissements plus conséquents : il nous faudra investir au-delà du Plan Ecole, y compris dans des établissements qui ont déjà fait l’objet de travaux de rénovation comme l’Ecole Jean-Rostand », reconnaît le maire.

Reste désormais à définir le calendrier d’un tel Plan d’urgence dans les écoles après la canicule de fin mai qui a agi comme un signal d’alarme à cet égard…