L’initiative remplaçait cette année la Via-Gusta , ce restaurant itinérant sur la Via-Rhôna sur plusieurs kilomètres. qui a régalé les papilles depuis plusieurs années.

Cette fois, moins de distance à parcourir car la déambulation gourmande, se situait samedi 6 juin et dimanche 7 juin dans l’espace plus restreint, même s’il se déploie sur sept hectares, du site archéologique du musée de Saint-Romain-en-Gal.

L’occasion de découvrir dans toute son ampleur ledit site gallo-romain pour se rendre compte de son immensité, avec ses spots joliment ombragés, son (petit) vignoble, ses plantations, ses grenadiers en fleur, le tout au cœur des vestiges de ce qui fut il y 2 500 ans, un quartier résidentiel de la Vienna antique…

Ce premier MIAAAM qui devrait être pérennisé a drainé 275 convives dimanche 7 juin, un peu moins de 200, la veille : un bon démarrage pour une première édition.

Cette déambulation gourmande, proposait donc un parcours immersif où chaque étape constituait à la fois une découverte culinaire, mais aussi archéologique, au passage, si l’on désirait prendre son temps.

En cheminant sur le site, on pouvait ainsi déguster un menu bsitronomique en cinq étapes : amuse-bouche, entrée, plat, fromage et dessert.

Première étape, l’amuse-bouche était proposée par le chef sud-américain du restaurant viennois L’Alquimia, qui avait élaboré une tortilla à la tomate, avec son tartare de thon et sa crème d’avocat aux oignons frits, aux influences françaises et paraguayennes.

Deuxième étape, l’entrée, originale et goûteuse, servie sous les belles frondaisons du jardin aux logent les archéologiques stagiaires chargés des fouilles d’été. Elle était réalisée par Le Bruit qui Court, un restaurant basé à Saint-Georges d’Espéranche : une pannacotta de rigotte de Condrieu avec un tartare de betterave et de noix de Grenoble.

Troisième étape : un peu plus à l’ouest du site était servie une échine de cochon effilochée à souhait, confite au miel et mélangée à des céréales lentilles, pois cassé et blé aux saveurs subtiles, concocté par le restaurant le 774 de Loire-sur-Rhône,

Et après le fromage, pour finir, après avoir bifurqué devant les récente fouilles d’un mausolée, 5ème et dernière étape : un délicieux dessert dont la fraicheur était bienvenue après ce (petit) périple au milieu des domus gallo-romaines, concocté par le restaurant San Marco, basé à Condrieu, en l’occurrence, un biscuit sbriciolata, creamcheese montée, cœur fraise, surmonté de coulis de fraise et de chips de basilic.

Le tout arrosé ce dimanche, par un condrieu, suave à souhait, du domaine de Bonserine (Ampuis) et un côte-rôtie, encore un peu fermé, mais déjà expressif du domaine de Pimotin à Tupin-Semons.

On l’aura compris, rien à voir avec les ripailles gallo-romaines, ce 1er MIAAAM, plutôt réussi, façon bistronomie en plein air, faisait dans la finesse et l’élégance dans un cadre pour le moins original. A renouveler !