Animée par l’auteur Nicolas Sorez, l’association viennoise Manzanillo organise des ateliers autour de la prise de parole.

L’idée de cette association créée il y a quinze ans : « développer chez les jeunes la confiance en soi, dans une ambiance ludique et bienveillante. »

Une démarche importante, voire primordiale à l’heure des réseaux sociaux, où paradoxalement les Hommes n’ont jamais aussi peu communiqué entre eux.

C’est ce qu’explique Nicolas Sorez qui est à l’origine du premier concours d’éloquence qui s’est déroulé mardi 19 mai sur la scène de l’Auditorium du Trente, mettant en lice quatre jeunes gens Bouameur, Thomas, Jeremy et Raphaël, et une jeune fille, Cheyenne.

« Il n’y a pas besoin de sortir d’une grande école parisienne comme HEC pour parler, s’exprimer défendre sa propre pensée. Ce qui permet dans un monde saturé de bruits de construire une pensée. N’oublions pas que la parole était enseignée chez les Romains au théâtre antique de Vienne ! C’est devenu de nos jours un véritable acte de résistance », a lancé en ouverture Nicolas Sorez, avant que chacun des candidats ne s’exprime.

Il s’agissait en l’occurrence du rendu final du travail mené avec les jeunes de « l’École de la Seconde Chance de Vienne. »

Ce premier concours d’éloquence résonna comme un moment de vérité : des mots posés, des voix qui s’affirment, et surtout des parcours parfois un peu chaotique qui prennent la parole pour s’affirmer.

Lors de la remise des prix

Successivement Bouameur sur le thème du pouvoir, Thomas sur celui de l’argent, Jeremy sur la place des jeux vidéo, Cheyenne, sur l’idée d’une vie sans les animaux et Raphaël qui a raconté avec beaucoup d’émotion son propre parcours de vie, se sont exprimés, chacun recevant un prix correspondant à sa prestation, Raphaël remportant la coupe et la palme de l’émotion.