Cela faisait longtemps : le loup fait à nouveau parler de lui ; et ce, non loin de Vienne, de l’autre côté du Rhône…

Concernant la présence du loup pour la préfecture du Rhône, les soupçons sont désormais suffisamment forts pour justifier un communiqué.

Dans celui-ci, publié mercredi 1er avril, Fabienne Buccio, la préfète du Rhône signale que des photos et des vidéos de loup, ont été enregistrées pour la première fois aux Haies et de Loire-sur-Rhône, deux communes de Vienne Condrieu Agglomération.

Elles ont été transmises début mars 2026 à l’Office Français de la Biodiversité (OFB) par la Fédération départementale des chasseurs du Rhône.

Des images qui corroborent bien les indices de présence du loup relevés depuis plusieurs mois dans le secteur du Pilat.

La préfecture est bien obligée de le reconnaître, encore prudemment :  « les services de l’État observent une augmentation des attaques sur troupeaux qui pourraient être attribuées au loup » dans le Rhône.

Elle indique que sur neuf constats réalisés ces derniers mois, sept ne permettent pas d’écarter la responsabilité du prédateur, sans toutefois pouvoir l’affirmer avec une totale certitude.

C’est d’ailleurs dans le Pilat qu’un loup a été formellement identifié côté Loire au mois d’août 2025. Les analyses n’ont pas permis de déterminer s’il s’agissait d’un mâle ou d’une femelle, ni de quelle lignée de loups présents en France il est issu.

Un ou plusieurs individus, une installation durable ?

À ce stade, des incertitudes subsistent donc.

Impossible pour l’heure de dire s’il s’agit d’une seul individu, de plusieurs loups ou même s’il s’agit d’une installation qui pourrait être durable…

C’est la raison pour laquelle des opérations de terrain sont en cours pour collecter des indices biologiques : poils, excréments et affiner le diagnostic. Elles devraient aussi permettre de déterminer l’origine des canidés : l’Italie, l’Allemagne ?

Dans le même temps, la préfecture du Rhône réaffirme le soutien de l’Etat aux éleveurs, fort inquiets de la situation et rappelle les mesures mises en œuvre pour les accompagner. Entre autres : la garantie d’une indemnisation des dommages constatés (bêtes tuées), le versement d’aides pour le financement de mesures préventives (installation de clôtures, achat de chiens de protection, etc.) et le renforcement du soutien technique et administratif pour les éleveurs touchés.

Les autorités préfectorales appellent également à signaler rapidement toute attaque ou observation…