La séance du conseil municipal qui s’est déroulée lundi 30 mars a permis d’effectuer un petit tour d’horizon sur la fin des travaux du cours Brillier, mais aussi ceux de la place de l’hôtel-de-ville, sans oublier ceux futurs, à venir, de la place François Mitterrand et du cours Romestang…

Plus de trois heures ! Le deuxième conseil municipal de la Ville de Vienne post élections, après le dernier en date consacré à l’installation du maire, des adjoints et des conseillers délégués, s’est révélé, lundi 30 mars particulièrement dense. Il faut que le fonctionnement de la municipalité reparte sur ses nouvelles bases : les élus ont ainsi voté pour élire les conseiller municipaux siégeant dans cinq commissions municipales, mais aussi pour désigner les représentants du conseil municipal dans de très nombreux organismes, de l’hôpital, aux différents conseils d’école, etc. Le tout avec en sus un débat d’orientation budgétaires, nous y reviendrons.

Les deux benjamins de la municipalité, Madeleine Laurans (opposition) et Théo Groléas (majorité) étaient les assesseurs des scrutins.

Sinon, le débat tournant autour de l’installation de « la commission d’indemnisation amiable des préjudices économiques liés aux travaux du Cours Brillier » et des questions de membres de l’opposition ont permis de brosser quelque peu le tableau des travaux en cours de finition dans la Ville (cours Brillier, place de l’hôtel-de-ville) et à venir, place François Mitterrand et plus tard, au cours du mandat, cours Romestang…

Tout est parti d’une intervention d’Adrien Rubagotti (RN), à propos de la commission d’’indemnisation des commerçants lésés par les travaux en cours de finition, cours Brillier, évoquant « un bar qui a dû se séparer d’un salarié du fait des travaux ».

Celui qui fut la tête de liste « Rassemblons Vienne » expliqua que « pour beaucoup de commerçants, cette indemnisation risque de s’avérer impossible. » Et d’assurer : « des commerçants seront pénalisés car non indemnisés ».
Il posa la question de savoir « pourquoi aucun élu de l’opposition siège au sein de cette commission d’indemnisation », expliquant que pour cette raison les deux élus RN au conseil municipal s’abstiendront lors du vote.

Thierry Kovacs, maire de Vienne répondit d’abord « que l’organisation et le fonctionnement  de ce type de commission d’indemnisation qui est présidée par un magistrat et où l’on retrouve un représentant de la CCI Nord-Isère et de la Chambre de Métiers, notamment, est très précisément encadrée par la loi. » Et que « la présence ou non d’un élu de l’opposition n’y changerait rien ».

Le maire de Vienne assura ensuite : « Pour l’instant, aucun commerce n’a fermé du fait des travaux ; mieux même, un certain nombre d’entre eux ont même vu leur chiffre d’affaires augmenter. »

Une bonne affaire ?

Il s’inscrivit ensuite en faux ensuite par rapport à l’affirmation d’Adrien Rubagotti qui estimait que les travaux du cours Brillier avaient pris du retard : « C’est faux, nous sommes exactement en phase avec le calendrier. La réception définitive du chantier aura bien lieu à la date prévue. »

Thierry Kovacs, évoqua ensuite, du fait justement des travaux et de l’embellissement du cours, « que l’on avait pu noter une augmentation sensible des prix de l’immobilier commercial sur le cours. Il y en a certains qui actuellement misent dessus ! »

Et de lancer : « Apparemment c’est une bonne affaire d’être installé cours Brillier ! »

La dernière phase à venir sur le cours Brillier va désormais concerner l’aménagement du mobilier urbain.

Places de l’hôtel-de-ville et François Mitterrand…

Concernant d’autres travaux en cours, à l’heure cette fois du Débat d’Orientation Budgétaire, Thierry Kovacs répondit cette fois à une interrogation de Myriam Thieulent (LFI) sur le goudron actuellement étalé dans le cadre d’autres travaux, ceux de la place de l’hôtel-de-ville.

« Ce goudron, c’est le socle, car notre choix est de ne pas planter d’arbres pour qu’on puisse continuer à admirer la façade, mais le long des arcades, ce sont deux larges bandes désimperméabilisées qui vont être plantées. »

Et d’ajouter : « En revanche, c’est une canopée urbaine que l’on trouvera à l’issue des travaux qui vont suivre, place François Mitterrand ; et là, on trouvera des arbres. »

Et le cours Romestang ?

Quant au réaménagement et aux travaux à venir, cours Romestang, Therry Kovacs précisa « Nous allons effectuer des études : ce sera fait pendant le mandat, c’est dans le programme municipal… »

Une certitude pour l’heure : selon la volonté de l’architecte des bâtiments de France, « le mail central devra être conservé. »

On l’aura compris, le mandat qui vient de démarrer sera à nouveau marqué par des travaux dans le centre-ville…