L’artiste de 39 ans a été arrêté à sa descente d’avion et mis en examen vendredi 27 mars à Paris dans le cadre d’une vaste affaire de blanchiment en bande organisée. Au cœur de ses ennuis : un projet de complexe hôtelier de luxe à Marrakech à 100 millions d’euros.

Dans la plus grande confidentialité, le chanteur Gims, 39 ans, a été mis en examen, vendredi à Paris, pour blanchiment, en compagnie de deux de ses proches collaborateurs, puis placé sous contrôle judiciaire.

L’artiste, qui nie les faits, est soupçonné d’être en lien avec une organisation qui, entre 2019 et 2025, a mis en œuvre de multiples opérations nationales et internationales de « décaisse » à hauteur de 319 millions d’euros.

Au total, quinze autres suspects sont déjà dans le viseur de la justice depuis le début de cette enquête menée par les douanes.

Le chanteur classé en tête des vente en France a été précisément mis en examen à Paris pour « blanchiment aggravé » et « blanchiment en bande organisée » au terme de quarante-huit heures de garde à vue.

Sans restriction de déplacement

La star a été remise en liberté à l’issue de sa mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, avec « l’obligation de verser un cautionnement » dont le montant n’a pas été précisé, a fait savoir le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).

Le juge ne lui a fixé aucune restriction concernant ses déplacements, compte tenu de ses activités d’artiste international.

Cette mise en examen ne devrait donc pas obérer les deux concerts prévus cet été à Vienne, les 16 et 17 juin, par ailleurs tous les deux complets depuis plusieurs mois.

Les investigations loin d’être closes

Ce sont ses investissements dans son projet immobilier de luxe à Marrakech au Maroc, le Sunset Village Private Residence, qui lui valent ses ennuis judiciaire.

Cette opération prévoit la construction de 117 villas somptueuses autour d’un lagon artificiel.

Les investigations, loin d’être closes dans ce dossier, augurent d’autres développements au cours des mois à venir.

Un calendrier judiciaire dont devra s’accommoder le chanteur, dont les affiches pour sa tournée d’été 2026, baptisée « Carpe Diem Tour » qui doit donc passer par Vienne et bien d’autres villes, a déjà été lancée sur les panneaux d’affichage à Paris et dans toute la France.

Tant que la justice n’a pas tranché, Gims est bien évidemment présumé innocent, mais cette affaire tombe mal avant sa tournée estivale.