Décidément, la campagne électorale pour les élections municipales à Vienne est loin d’être un long fleuve tranquille ! Coup de tonnerre en effet à moins de trois semaines du 1er tour, mercredi 26 février, l’on apprend qu’un des co-listiers, placé en 15ème position, Dalil Makhloufi se retire de la liste « Vienne Vivante ».

« Pour le bien de la campagne et pour ma sécurité, pour que mon petit cas personnel ne soit pas instrumentalisé et pour l’engagement et les valeurs que « Vienne Vivante » est en train de défendre courageusement pour les Viennoises et les Viennois je me retire de la liste… », annonce-t-il.

Ce que confirme Erwann Binet, tête de liste sur son compte Facebook : « les propos tenus par un de nos colistiers ne sont pas acceptables et nous en avons tiré ensemble les conséquences. »

Et d’ajouter : « le féminisme, la lutte contre l’homophobie et contre toutes les formes de discrimination sont au coeur des combats de l’équipe Vienne Vivante. Aujourd’hui face aux groupuscules identitaires et antiféministes qui représentent un vrai danger, les réponses ne doivent pas utiliser les mêmes procédés. »

Tout part en fait de messages injurieux sur X révélés dans la matinée de mercredi par Thierry Kovacs, maire sortant et tête de liste « Avec vous pour vous pour vienne ».

« La violence en politique n’est jamais acceptable. Le débat démocratique repose sur la confrontation des idées, sur l’argumentation et sur le respect des personnes, non sur l’intimidation, l’agression ou la menace », expliquait d’abord le candidat Kovacs dans un communiqué.

Et ce, avant de préciser : «  j’ai découvert avec effroi les propos de M. Dalil Makhloufi, colistier de M. Erwann Binet, sur les réseaux sociaux. »

« Ce dernier a tenu, et tient encore, sur le réseau social X, des propos inadmissibles, notamment au sujet du meurtre du jeune Quentin, en remettant la faute sur la victime, décédée après un acharnement de violence pour des idées politiques, ce n’est pas acceptable. »

Et d’ajouter : « il tient également des propos à caractère sexiste, misogyne, homophobe et contraires aux valeurs républicaines. Ce n’est pas acceptable. »

Et de conclure alors : « J’appelle M. Binet à faire face à ses responsabilités, à s’expliquer clairement sur les prises de position de M. Makhloufi et à faire le ménage dans ses rangs. »

Ce qui a été fait dans la soirée.

Une affaire au cœur de la campagne électorale qui pourrait laisser des traces à moins de trois semaines du 1er tour…