A peine ouvert, déjà fermé ! Une petite journée du moins : il s’agit du 1/2 échangeur de Reventin-Vaugris dont les accès ont été bloqués ce matin à partir de 6 h 30 par les agriculteurs des « Agris de l’A7 » qui à bord de leurs tracteurs au nombre d’une trentaine, ont payé le péage pour s’installer ensuite derrière les barrières pour procéder rà leur blocage.

Une cinquantaine de céréaliers, maraîchers, arboriculteurs, éleveurs, etc., se sont ensuite installés, tandis que plus de la moitié des péages s’affichaient en rouge clignotant. Pas de bouchons donc, pour les automobilistes en cette rentrée d’après vacances de fin d’année, du moins au péage…

Bien encadrés par de nombreux gendarmes présents sur l’autoroute, mais aussi tout autour, les agriculteurs en colère ont ensuite installé table, bottes de paille pour couper le vent et un gros brasero avec l’objectif d’y passer une bonne partie de la journée pour tenter de peser une nouvelle fois sur le gouvernement.

Des blocages qui ont, on s’en doute, provoqué de nombreux kilomètres de bouchons, notamment sur la N7 déjà fort fréquentée d’ordinaire le matin.

Et ce, avec les mêmes revendications que celles présentées lors de leur entrée dans Vienne le 23 décembre dernier, avec beaucoup de slogans, mais avec en tête, le « non au Mercosur ».

Pour donner une image explicite de ce qu’ils craignent une fois l’accord du Mercosur signé, trônait sur l’A7 un tracteur avec un pendu, drapeaux tricolores en main. Un pendu que l’on avait déjà aperçu à Vienne en 2024 et ressorti pour l’occasion.

Autre expression forte : cette inscription accrochée à l’un des tracteurs : « Paysans debout : Français avec nous ! »

Manif escargot à Vienne

Pendant que leurs collèges bloquaient t une partie de péages de l’A7 à Reventin-Vaugris, une dizaine de tracteurs partirent le matin en opération escargot vers Vienne pour à nouveau exprimer leurs revendications à la population.

La fin de l’occupation du péage de Reventin-Vaugris des « Agris de l’A7″ a ensuite sonné vers 16 h 30 heures, chacun des manifestants retournant alors à son exploitation sur son tracteur.

Pour Pierre Grenouiller, agriculteur aux Côtes-d’Arey, l’un des leaders des « Agris de l’A7 », « Tout s’est bien passé comme prévu, en sécurité : nous avons tenu notre objectif ! »

Et d’ajouter aussitôt : « Sans nul doute, il y aura une suite… »

Ce départ des agriculteurs en colère du péage de l’A7 ne signifia pas pour autant le retour à une circulation normale, tant sur la N7 que l’A7 plus au Nord.

Blocages aussi à Chanas

Une autre équipe d’agriculteurs de la Drôme avait en effet dans le même temps occupé  dès l’aurore quelques ronds-points, plus au Sud, du côté de Chanas, provoquant notamment la fermeture de l’accès n°12 à l’autoroute A7 ; tandis que les agriculteurs de la Coordination Rurale du Rhône menaient, eux, le matin des opérations escargot sur l’A 45 notamment, avant de converger et de procéder au blocage de la M7 dans les deux sens, interdisant l’entrée de Lyon. Comme en 2024.

La M7 à l’entrée de Lyon bloquée 4 jours ?

Et ce, avec la volonté d’y rester… quatre jours : en y installant une base de vie avec un chapiteau de 100 m² et un brasero, un dortoir avec 15 lits superposés et bien entendu chauffés vu la température ambiante…

Un nouveau point de cristallisation destiné à rester, avec un mot d’ordre , celui de la Coordination Rurale : « Nous ne lâcherons rien. Tous ensemble, sauvons l’agriculture française ! »

Reste à savoir si ce point de blocage dure plusieurs jours comme le veut la Coordination Rurale, si le gouvernement ne sera pas tenté d’utiliser la force pour rétablir la circulation…