Les groupes de gauche au conseil régional dénoncent la nouvelle grille tarifaire des TER et des Cars Région, adoptée jeudi 22 octobre en séance plénière. Ils pointent notamment un prix minimum de quatre euros pour les trajets courts : « une hausse qui ne dit pas son nom ! »
Les groupes Socialiste, Écologiste et Démocrate et Les Écologistes du Conseil régional Auvergne Rhône Alpes qui a la compétence ferroviaire dénoncent la nouvelle tarification des TER et des Cars Région, votée le 22 octobre par la majorité régionale au cours de l’assemblée plénière.
Présentée comme une harmonisation des prix sur l’ensemble du territoire, cette réforme prévoit notamment, un tarif minimum de quatre euros pour les billets unitaires sur les trajets allant jusqu’à 12 kilomètres.
Les abonnements mensuels seraient également concernés par des augmentations, particulièrement dans certains territoires comme le Cantal.
Pour Cécile Michel (Condrieu), conseillère régionale écologiste : « Cette logique est injuste socialement, pénalisante pour les territoires les moins bien desservis et contradictoire avec les ambitions de transition écologique. Il faut mettre en place des politiques réellement incitatives car l’évolution des modes de mobilité n’incombe pas uniquement à l’usager mais la Région reste hermétique à cette logique. »
Et d’expliquer : « sous couvert d’harmonisation et de renforcement de la lisibilité des tarifs sur l’ensemble du territoire, la majorité régionale fait discrètement passer une réforme tarifaire qui pèsera lourdement sur le portefeuille des Rhônalpins. Loin d’être une simple mesure administrative, les conséquences sont bien concrètes. »
« + 4 euros sur les trajets courts »
Quel est le mécanisme ?
Explication : « les premiers touchés seront en premier lieu les trajets courts, ceux du quotidien. En effet, jusqu’à 12 kilomètres, chaque usager paiera désormais 4€, quel que soit le nombre de kilomètres réellement parcourus. Ce n’est qu’au-delà de ce seuil que le barème kilométrique s’appliquera. La nouvelle tarification n’épargnera pas non plus les abonnés. »
Pour le Groupe SED, « Alors que le prix des carburants pèse déjà considérablement sur le budget des ménages, les transports publics devraient constituer une alternative accessible et attractive à la voiture individuelle. Augmenter les tarifs, dans ce contexte, risque au contraire de décourager les usagers et usagères, notamment les plus modestes, et de freiner le report vers des modes de déplacement moins polluants. »
Pour les Socialistes et les Ecologistes, « en commission, la majorité a justifié cette explosion des tarifs par une hausse des coûts de fonctionnement. Or, en Auvergne-Rhône-Alpes, toute dépense nouvelle se finance soit par une recette nouvelle, soit par des coupes vives dans un autre budget essentiel. La majorité a donc fait le choix de faire contribuer directement les usagers…. »


