Les travaux d’un Institut Hospitalo-Universitaire entièrement consacré aux pathologie du foie vont commencer à l’hôpital de la Croix-Rousse-HCL à Lyon. Objectif : devenir un centre de référence mondial dans le domaine de l’hépatologie, tout simplement… 1,5 milliard d’humain souffrent de maladies du foie…
Au printemps 2028, un tout nouveau bâtiment s’élèvera dans l’enceinte de l’hôpital l’hôpital de la Croix-Rousse.
Consacré au foie, ce nouvel équipement de 6 617 m2 jouxtera le bâtiment O, qui héberge l’Institut des Agents Infectieux, auquel il sera directement relié via des passerelles extérieures.
D’une hauteur de 6 étages et officiellement dénommé « bâtiment E », il accueillera également la plateforme de séquençage génomique de l’hôpital.
Une réserve foncière de 650 m2, destinée à de futures activités de recherche hors-IHU, est également prévue.
La première pierre sera posée en novembre prochain pour une livraison prévue en avril 2028.
Quatre établissements fondateurs portent ce projet : les Hospices Civils de Lyon, Lyon 1 Université, l’Inserm et le Centre Léon Bérard.
Ce sera une structure sans équivalent en France.
2 millions de décès

On y développera des missions de soin, de recherche, d’innovation et d’enseignement pour mieux comprendre la lutte contre les maladies du foie; l’une des maladies du siècle dans le monde.
L’enjeu est crucial : ces pathologies concernent aujourd’hui plus de 1,5 milliard de personnes et causent plus de 2 millions de décès chaque année dans le monde.
D’un montant total de 32 millions d’euros, l’opération bénéficie d’un engagement important de la Région Auvergne- Rhône-Alpes (7 M€), de Lyon 1 Université (3 M€) et de la Ville de Lyon (1 M€).
Il s’agit avec cette construction de mettre fin à la dispersion actuelle des équipes de l’Institut Hospitalo Universitaire, aujourd’hui réparties sur plusieurs sites.
400 professionnels
« Aujourd’hui, nos équipes sont éparpillées, ce qui crée beaucoup de contraintes et limite les échanges. Le bâtiment permettra de regrouper chercheurs, cliniciens, ingénieurs et plateformes technologiques au plus près des patients, afin de favoriser les interactions, fluidifier les échanges et accélérer le développement de projets scientifiques et d’essais cliniques. L’objet de l’IHU est de proposer des innovations plus efficaces et mieux adaptées aux besoins des patients et le bâtiment va nous y aider. Il va, en outre, donner à l’IHU une existence plus concrète et plus visible », se félicite Catherine Oudin, la directrice exécutive de l’IHU d’hépatologie de Lyon.
lLa filière hépatique lyonnaise regroupe aujourd’hui près de 400 professionnels issus des unités de recherche et des services cliniques locaux.
Au cours des deux dernières années, 16 projets de recherche ont déjà été initiés par l’IHU, représentant un investissement de 2,9 millions d’euros. Le futur bâtiment permettra d’accélérer cette dynamique scientifique.
L’ambition est claire : devenir un centre de référence mondiale dans le domaine de l’hépatologie !


