C’était devenu le symbole d’une écologie punitive et pas forcément efficace doublée d’une usine à gaz.`
Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a adopté mardi 14 avril la loi de simplification qui comprend une décision forte, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), destinée à interdire progressivement la circulation des véhicules les plus polluants dans plusieurs grandes agglomérations et surtout à Paris, Lyon, mais aussi Villeurbanne, Caluire…
Pour Véronique Sarselli, nouvelle présidente de la Métropole de Lyon, cette décision met fin à une mesure devenue injuste et déconnectée des réalités du terrain : « C’est enfin une décision équilibrée face à un dispositif devenu dogmatique et inapplicable », explique-t-elle.
« Depuis leur mise en place, les ZFE ont profondément divisé les habitants. »
« Dans la Métropole de Lyon comme ailleurs, elles ont imposé des contraintes fortes à ceux qui dépendent de leur voiture pour travailler. Elles ont caractérisé les citoyens en deux catégories : ceux qui vivent préservés en centre-ville et les autres qui paient pour travailler avec plus de difficulté », déplore ainsi Véronique Sarselli.
Pour la présidente de la Métropole, les chiffres montrent que le parc automobile s’est déjà transformé en profondeur ces dernières années. Entre 2011 et 2025, les véhicules les plus polluants (Crit’Air 3, 4 et 5) ont chuté de plus de 60 %, passant de 482 000 à moins de 185 000 véhicules sur la Métropole.
À l’inverse, les véhicules les moins polluants (Crit’Air 1 et 2) ont été multipliés par plus de cinq, passant de 117 000 à plus de 640 000 véhicules.
Dans le même temps, les véhicules électriques, quasi inexistants en 2011, représentent désormais plus de 24 000 véhicules.
La preuve que la situation de l’air peut évoluer sans ZFE pour Véronique Sarselli.
Que faire maintenant ?
« La suppression des ZFE doit désormais permettre d’ouvrir une nouvelle phase, fondée sur des politiques plus justes et plus efficaces », explique sans rentrer dans le concret la présidente e la Métropole.
Reste désormais à définir lesquelles ! On attend les propositions…
Il est vrai que la crise actuelle avec des prix des carburant en forte hausse pourrait paradoxalement y aider en poussant un nombre grandissant d’automobilistes à passer à l’électrique ou à tout le moins à l’hybride…

