Après la décision de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, d’autoriser la « marche pour Quentin », demain samedi 20 février, c’est la préfète du Rhône, Fabienne du Rhône qui est en première ligne. Et ce ne sera pas simple car, à n’en pas douter ce sera une manifestation sous haute tension.

« Dans la recherche d’un équilibre entre liberté expression et prévention des troubles à l’ordre public, cette manifestation autorisée sera encadrée strictement par la mobilisation d’un dispositif de sécurité important », prévient d’abord la préfète du Rhône.

Le parcours

Quel trajet ? S’étendant sur environ 1 400 mètres, le parcours se déroulera dans le 7e arrondissement de Lyon. Le cortège partira à 15 h de la place Jean Jaurès, passera par la rue Pré-Gaudry, par la rue Crépet, puis le boulevard Yves Farge, avant d’arriver rue Victor Lagrange où se sont déroulés les faits.

« Aucune expression politique »

Conformément aux échanges avec la préfecture et les services de police, et selon le souhait de la famille de la victime, « l’organisatrice (Aliette Espieux, figure du mouvement anti-avortement, ndlr, ) s’est engagée à respecter scrupuleusement les consignes données à savoir que cette marche revête un caractère pacifique et qu’elle ne donne lieu à aucune expression politique », assure la préfecture.

Plusieurs compagnies de CRS, la gendarmerie mobile et la police nationale…

Plusieurs compagnies de CRS seront sur le pont, mais pas seulement, le dispositif mis en place sera effectivement particulièrement important : « le dispositif de sécurité mis en œuvre pour encadrer la marche et l’ensemble du week-end comprendra l’engagement à un haut niveau des effectifs de la direction interdépartementale de la police nationale du Rhône, le renfort accordé par le ministre de l’Intérieur de plusieurs compagnies républicaines de sécurité, dont la CRS 83, des escadrons de gendarmerie mobile, ainsi que de policiers nationaux déployés depuis différents départements de la région ».

« Ils auront pour mission d’éviter tout débordement, d’assurer la sécurisation des personnes et des biens, et de protéger les lieux sensibles. Au côté des policiers nationaux qui patrouilleront dans les transports en commun, la sûreté ferroviaire a également été associée pour la sécurisation des gares, ainsi que la police municipale dans le cadre de la protection des édifices publics », précise Fabienne Buccio.

Pas d’autre manifestation, ni de drone…

Enfin l’hypothèse au même moment d’une autre manifestation menée par l’ultra gauche comme le suggèrent des affichettes que l’on a pu apercevoir dans le 7 ème arrondissement de Lyon est prise en compte.

En effet, « deux arrêtés préfectoraux ont été pris par la préfecture , d’une part pour interdire toute manifestation dans un périmètre défini et d’autre part pour autoriser le recours à la captation d’images par drones dans le cadre de la sécurisation de l’événement. »

Reste la grande inconnue : combien de participants ?

Photo : Fabienne Buccio, préfète du Rhône et de la région Auvergne-Rhône-Alpes

L’itinéraire de la manifestation  (source, préfecture du Rhône) :