« L’acte le plus utile aujourd’hui à mes yeux serait que le président de la République démissionne, afin que les élections présidentielles et législatives se tiennent dans les meilleurs délais. Que les Français s’expriment dans les urnes plutôt que dans le rue », a lancé hier Thierry Kovacs maire de Vienne à l’occasion d’un rassemblement devant l’hôtel-de-ville comme il s’en est produit aujourd’hui dans beaucoup de villes françaises.

« Avec les incendies de mairies et de bâtiments publics, ainsi que les pillages de commerces, ce ne sont pas seulement les institutions publiques qui sont attaquées, mais de façon bien plus grave, les libertés publiques de tous les Français », avait déclaré dans la matinée, l’association des maires de France (AMF) qui appelait « par conséquent les maires, les conseils municipaux à se rassembler, avec l’ensemble des forces vives qui le souhaitent, ce jour, lundi 19 octobre à partir de midi. »

Une proposition relayée par la mairie de Vienne qui invitait donc les Viennoises et les Viennois à se rassembler à midi « contre les violences ».

Un appel entendu par un peu plus d’une centaine de personnes, rassemblées sur le parvis de l’hôtel-de ville, des Viennoises et des Viennois, mais aussi les policiers municipaux et le conseil municipal qui avait pris place autour de Thierry Kovacs.

Dans son discours, le maire de Vienne a d’abord expliqué qu’il s’agissait par ce rassemblement «  de dénoncer les violences et rappeler notre attachement aux valeurs de la République pour dire notre solidarité au maire et aux élus de Limoges dont l’hôtel-de-ville a été incendié et détruit. »

Ill rappela ensuite les conséquences de ces émeutes dans toute la France et notamment dans les grande villes, « plus de 1 500 commerce ont été pillés. Des bâtiments publics sont été incendiés, comme la mairie de Limoges ou l’Office du Tourisme de Lyon. Des domiciles de hauts fonctionnaires ont été dégradés, des familles menacées jusque chez elles par les flammes. Des véhicules de particuliers et du mobilier urbain détruits. Et enfin des centaines de millions d’euros de dégâts et de nombreux projets de vie brisés. »

Et d’ajouter : « Et surtout des centaines de policiers, de gendarmes et de sapeurs-pompiers blessés, certains gravement », adressant à chacun d’eux « son total soutien. »


« La République ne peut pas vivre six mois encore au rythme des violences »

Enfin, moment fort de ce discours, Thierry Kovacs a appelé à ce que le président de la République démissionne.

Pour lui, « jamais sous la Vème République, un gouvernement n’a été aussi faible. Sans majorité, à quelques mois d’une élection présidentielle qui dissuadera candidats et députés de voter la moindre mesure de redressement, la situation ne peut qu’empirer. »

Et d’ajouter : « la République ne peut pas vivre encore six mois au rythme des violences. Je refuse et la majorité municipale avec moi refuse que nous attendions six mois en revivant ces scènes jusqu’à l’élection présidentielle. »

Et de lancer : « Il faut agir. L’acte le plus utile aujourd’hui et à mes yeux serait que le président de la République démissionne, afin que les élections présidentielle et législatives se tiennent dans les meilleurs délais.Que les Français s’expriment dans les urnes plutôt que dans la rue. »

Et de conclure : « C’est à ce prix que nous retrouverons la confiance. C’est à ce prix que la République restera debout ! »