Vu les nombreuses incidents et animaux blessés ou tués dans le massif du Pilat ces derniers mois, il n’y avait plus guère de doute. Cette fois le préfet du Rhône et de Région le confirme. Il n’y a plus seulement un loup ou quelques individus, mais une première meute avec des louveteaux sur le massif.

Face à « une augmentation significative des prédations sur des troupeaux domestiques » depuis le début de l’été, notamment dans le massif du Pilat , mais plus récemment dans l’ouest rhodanien, le préfet du Rhône annonce ce lundi de nouvelles dispositions.

Des pièges photographiques avaient été installés à proximité des sites où des attaques ont été constatées dans le Pilat, en lien avec les éleveurs concernés.

Selon la préfecture, les images recueillies ont permis « d’attester la présence d’un loup sur le massif. »

Mais les observations réalisées ces dernières semaines vont désormais plus loin. « La récurrence des attaques et des indices de présence dans le massif du Pilat » a confirmé, selon les services de l’État, l’installation de l’espèce sur ce territoire. »

« Constitution d’une première meute »

Surtout, l’intensification des recherches sur le terrain a permis de détecter la présence de louveteaux.

Un élément qui confirme « la reproduction du loup sur le massif du Pilat » et atteste ainsi, selon la préfecture, « de la constitution d’une première meute sur ce territoire. »

En réponse aux récentes attaques, le Préfet du Rhône a organisé ce 31 août à Claveisolles dans le Rhône ,comme cela avait pu se faire à Longes  dans le Pilat, le 10 avril dernier, une réunion d’information à destination des exploitants agricoles.

Les dispositifs d’accompagnement et les modalités de gestion de cette espèce protégée ont été présentés à cette occasion.

La préfecture a également décidé de mettre en œuvre, «  en étroite collaboration avec la chambre d’agriculture une information des maires et éleveurs dans un rayon de 15 km autour de chaque suspicion de prédation. »

« Des tirs étaux peuvent être menés à certaines conditions »

Mais le préfet le rappelle : « le loup est une espèce protégée. La destruction intentionnelle de spécimens est interdite et peut constituer une infraction pénale. Néanmoins, dans le cas d’attaque sur troupeaux domestiques, des tirs létaux peuvent être menés à certaines conditions et selon un cadre réglementaire strict. »

Au final, le Préfet du Rhône « a décidé de mobiliser les lieutenants de louveterie pour la mise en œuvre de tirs de défense des troupeaux, dans le massif du Pilat et et le territoire de l’ouest rhodanien, en complément des autorisations déjà données aux éleveurs. »