Attendez vous à ce qu’il pleuve assez rapidement… Et ce, grâce à Jazz à Vienne !

Explication : dans le cadre du 1er « Super-dimanche », marqué par l’absence d’un concert le soir au théâtre antique, mais toujours beaucoup d’animations et de concerts par ailleurs, le festival de Jazz avait invité trois Camerounaises, Loïs, Marie-Thérèse et Monti pour faire découvrir au public leur art ancestral de l’Akutuk.

Il s’agit d’une technique de percussion aquatique à mains nues, dans l’eau, un jeu entre l’air, l’eau et le corps qui grâce à une ligne de micros juste au-dessus de leur tête donne étonnamment à ces jeux aquatiques l’impression de mains frappant des tambours.

Or, parmi les mélopées accompagnées de percussions liquides, figurait justement une chanson fort bienvenue appelant à la pluie…

Une pratique, voire même un savoir-faire ancestral qui ne se transmet au Cameroun qu’entre femmes, de générations en générations, mais qui a aussi à la fois un rôle de transmission, voire un rôle spirituel.

Ce que traduisaient les trois jeunes femmes à travers de nombreuses chansons (à la communauté des eaux, aux ancêtres, etc.) et des explications données par Loïs, la porteuse de ce projet pour le moins original.

Au total, un concert aquatico-musical qui a fait le plein au bord de la piscine couverte du centre nautique de Saint-Romain-en Gal parmi lesquels de nombreux parents accompagnés d’enfants, captivés par cette découverte musicale à laquelle, manifestement, ils auraient bien aimé participer !

A travers l’Akutuk ces femmes se réunissent pour célébrer les esprits de l’eau, avec des polyrythmies qui peuvent parfois contenir de véritables messages pour les seules oreilles initiées…

Elles nous ont raconté un monde perdu en Occident, mais aussi pour partie en Afrique : l’un des objectifs de ces trois femmes est en effet indirectement de revaloriser ces pratiques musicales tombées en désuétude, et rendre de nouveau visible et audible cet héritage au plus grand nombre.

Un spectacle en tout cas fort rafraichissant dans tous les sens du terme…

Faux orchestre à la Halle des Bouchers

Centre d’art contemporain, la Halle des Bouchers ne pouvait présenter en ce « Super dimanche » qu’un programme hors des sentiers battus.

Santiago Moreno a ainsi interprété à lui seul deux musiciens assis dos à dos : l’un est vrai et l’autre faux. D’un côté, un musicien et son instrument à cordes, le Ronroco. De l’autre, un percussionniste flanqué d’un tambour, d’une cymbale et de cuillères musicales aux genoux…

PHOTOS : Philippe Sassolas

LGMX en final à Cybèle

Photo Jean-François Martin

Ce Super-dimanche s’est terminé par le concert à Cybèle de LGMX, une formation qui revisite les musiques électroniques, incarnée par une orchestration acoustique façon brass band qui fait toute sa singularité.

Elle fut la dernière de la journée à se produire devant près de deux cents spectateurs devant la scène de Cybèle, clôturant cette journée débutant dans l’eau et se terminant sur des musiques électroniques aériennes….