A quel personnage illustre gallo-romain ou carrément romain était destiné le mausolée datant de la fin du 1er siècle, exhumé l’été dernier sur le site archéologique du musée de Saint-Romain-en-Gal ?

D’aucuns prononcent le nom d’Asiaticus  qui a donné son nom à un boulevard à Vienne.

Rappelons que Decimus Valerius Asiaticus, dit « Asiaticus le Viennois », était un sénateur romain, consul deux fois qui possédait à Rome « les jardins de Lucullus », un terrain où s’élève à l’heure actuelle la villa Médicis à Rome…

Giulia Ciucci, chargée de ces fouilles archéologiques au musée de Saint-Romain-en-Gal, est beaucoup plus prudente. Elle ne veut pas s’avancer sur le moindre nom. Pour l’heure.

Ce dont elle est sûre, « c’est que ce mausolée qui ressemble beaucoup à d’autres découverts en Italie est plus romain que gallo-romain : ce qui indique qu’il était destiné à quelqu’un de proche du pouvoir central à Rome ».

En tout cas, on aura peut-être la réponse cet été : entamée l’été dernier, les fouilles vont s’élargir sur plus de 400 m2.

« L’objectif est de découvrir l’intégralité du mausolée », explique l’archéologue. Et là trouvera-t-on peut-être une preuve irréfutable ?

Ces nouvelles fouilles seront menées du 20 juillet au 14 août avec l’aide d’une vingtaine d’étudiants en archéologie issus de différentes université (dont Lyon 2 et Lyon 3) et étrangères : l’Université La Sapienza de Rome.

Il y aura beaucoup de monde : les archéologues et les étudiants seront secondés par une équipe pluridisciplinaires composée de spécialités ultra-pointus : anthropologues, pétro-archéologues, etc.

Un mausolée fil rouge

En tout cas ces fouilles constitueront le fil rouge des nombreuses animations annoncées pour cet été sur le site archéologique et au musée.

Giulia Ciucci précise en effet que les étudiants seront formés à la médiation. « On se sert de ces nouveautés archéologiques pour la médiation avec le public qui pourra en permanence interroger les étudiants », ajoute Emilie Alonso, la directrice du musée.

Dans la foulée, parmi les animations proposées cet été, nombreuses seront en effet celles qui seront en rapport direct avec l’archéologie.

On pourra ainsi reconstruire le mausolée funéraire en… Lego, les mercredis 22 et 29 juillet et les mercredis 12 et 19 août guidé par un animateur spécialisé.

Voire même construire en Kapla les vendredis 24 et 31 juillet, les grands monuments gallo-romains de l’antiquité.

Il faut y ajouter un atelier intitulé « Les bâtisseurs romains » mercredi 5 et les vendredis 7, 14 et 21 août, durant lequel les enfants seront invités à construire un mur et une voûte.

Sans oublier les « balades contées » par des conteuses professionnelles, sur le site tout au long de l’été.

Ouverture de l’atelier de restauration de mosaïques

Autre nouveauté car en général, il n’est ouvert au public qu’à de rares occasions : l’atelier de restauration de mosaïques ouvrira exceptionnellement ses portes cet été pour faire découvrir au public le travail des spécialistes d’un des plus importants ateliers de restauration de ce type en France.

Douze concerts sur le site cet été

Se déroulant sous un grand chapiteau installé à même le site, douze concerts seront enfin programmés cet été sur le site.

Six concerts se dérouleront d’abord du 1er au 8 juillet en partenariat avec Jazz à Vienne : Jazz Ô musée avec notamment « Ilot » ou le duo Mira.

Puis, du 9 juillet au 13 août, les nocturnes de l’été prendront la suite avec six autres concerts tous les jeudis à 19 h 30, avec une programmation très variée, de la musique traditionnelle mexicaine aux rythmes tunisiens, etc.

Pour tous ces concerts, l’entrée est libre : il suffit de payer son entrée au musée, restauration sur place.