« Lors de la séance du conseil municipal du 20 avril dernier, un cap grave a été franchi à Vienne », estime dans un communiqué Adrien Rubagotti du groupe RN/UDR, « Rassemblons Vienne »
Et d’ajouter : « ce qui s’est produit ne relève pas d’un simple incident de séance, mais d’une dérive inquiétante du débat démocratique, où l’attaque personnelle et la stigmatisation ont remplacé l’échange d’idées. »
Tout part d’un un vœu déposé par ce groupe d’opposition demandant : «de permettre la captation et la diffusion des conseils municipaux. Une proposition de transparence, une proposition de bon sens, une proposition qui existe déjà dans de nombreuses communes comparables », fut-il expliqué.
Lors d’importants conseils municipaux, ces captations ont en effet eu lieu parfois dans le passé, via Facebook.
En répondant « non » à ce vœu, Thierry Kovacs a expliqué que les retransmissions vidéo, qui ont déjà été réalisées par le passé, coûtent cher alors qu’elles n’attirent que peu d’internautes derrière leur écran.
C’est là où après un échange autour de ce vœu, Thierry Kovacs, maire de Vienne a ensuite lancé à Anthony Harel du groupe « Rassemblons Vienne », porteur du vœu : « Décidément vous n’y comprenez rien, j’ai bien fait de vous virer ! »
Anthony Harel a en effet travaillé au cabinet du maire de Vienne durant quelques mois en 2023-2024, avant effectivement d’être remercié.
« Aucun argument. Aucun débat. Ces propos, déjà tenus par le passé, ont été répétés en séance, devant les élus, sans retenue et sans recul », déplore ainsi le responsable du groupe RN/UDR au conseil municipal.
Il précise : « Or, ce que le maire semble ignorer, c’est qu’Anthony Harel est porteur d’un handicap, un trouble du spectre de l’autisme et un TDAH. Dès lors, ces propos ont rappelé à notre collègue, les clichés et brimades subies, selon lesquels les personnes concernées ne comprendraient pas, seraient à part, incapables de s’intégrer pleinement. »
Et d’ajouter : « nous ne doutons pas du fait que le maire n’ait pas souhaité heurter de la sorte notre collègue… Ce qui a été dit ne vise pas seulement un élu, mais aussi les Viennois qui ont fait confiance à notre liste. De tels propos sont inacceptables et n’ont pas leur place au sein du conseil municipal. On ne dirige pas une ville en humiliant. »
Il estime donc « que les droits de l’opposition ont ainsi été bafoués. »
Photo : Anthony Harel, conseiller municipal d’opposition RN/UDR du groupe « Rassemblons Vienne »

