Présidente du directoire de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) Laurence Borie Bancel a présenté ce mercredi 28 janvier sa feuille de route 2026 et la stratégie de CNR à horizon 2041

L’on a d’abord appris que le trafic fluvial retrouve une vraie dynamique sur le fleuve-roi.

+ 8,7 %

En 2025, le transport fluvial de marchandises sur le Rhône a ainsi enregistré une progression pour la 3e année consécutive, avec une croissance de +8,7 % de tonnes de marchandises transportées (3,65 millions de tonnes) et de +7% de conteneurs (65 000 conteneurs).

Peu à peu le projet de port s’étendant de Fos à Lyon semble donc se concrétiser.

L’année 2026 sera quant à elle marquée par le démarrage d’un chantier fluvial hors normes : le doublement des portes aval des écluses à grand gabarit de Châteauneuf-du-Rhône dans la Drôme et de Bollène (Vaucluse), mises en service dans les années 50.

Echelonnés sur six ans, les travaux de modernisation de ces ouvrages permettront de fiabiliser le transport fluvial, pour un investissement de CNR estimé à 90 millions d’euros.

« Notre rôle d’aménageur du Rhône et de producteur d’énergies renouvelables nous engage à allier vision long terme à horizon 2041 et efficacité opérationnelle immédiate. L’année 2026 marque pour CNR le début d’une nouvelle phase de concrétisation pour des projets majeurs, au service de la souveraineté énergétique, de la transition écologique et de la réindustrialisation des territoires », a lancé Laurence Borie-Bancel.

Des batteries hybridées de stockage sur certains barrages

Bref la CNR entend continuer à mener des investissements d’envergure « pour contribuer à la souveraineté énergétique ».

L’année 2026 va marquer aussi le lancement d’études de faisabilité de 18 mois pour obtenir des gains de puissance et de flexibilité au barrage de Génissiat, étudier le développement de mini-STEPs (stations de transfert d’énergie par pompage) le long du Rhône et l’installation de batteries hybridées de stockage sur certains ouvrages hydroélectriques existants.

Evoquant enfin la ressource en eau la présidente du directoire a reconnu qu’il s’agissait là « d’un défi majeur pour tous : agriculteurs, industriels, collectivités locales et citoyens. »

Un centre de supervision de la ressource en eau

Ainsi, en s’appuyant sur sa connaissance historique du fleuve et une expertise reconnue dans la gestion de ses différents usages, « la CNR entend devenir un acteur référent de la ressource en eau. »

Une ambition qui va se matérialiser par le lancement d’une étude de préfiguration d’un centre de supervision de la ressource en eau du Rhône.

Son objectif : proposer une vision en quasi-temps réel sur l’eau disponible et les prélèvements dans le Rhône et sa nappe alluviale. Il constituerait ainsi « un outil d’aide à la décision pour les pouvoirs publics et les parties prenantes de la vallée sur la gestion de la ressource. «

A suivre…

Photo CNR : le port de Loire-sur-Rhône sur le territoire de Vienne Condrieu Agglomération