A un peu plus d’une semaine du premier tour de la campagne électorale, vivre-vienne a interrogé les quatre têtes de liste en campagne qui s’opposent pour remporter le siège de maire de Vienne. Et ce, à la fois pour tirer un 1er bilan de cette campagne électorale, beaucoup plus animée, voire agressive que la dernière en date, marquée par le Covid et aussi pour se projeter dans le jour d’après.
Troisième entretien, cette fois avec Adrien Rubagotti, tête de liste « Rassemblons Vienne » soutenue par le RN et l’UDR.

En ce qui concerne votre seule liste et en faisant abstraction des autres, comment s’est passée et se passe encore cette campagne ?

En ce qui me concerne j’ai trouvé que ça été une très bonne campagne, dynamique, menée par une équipe soudée : nous n’avons jamais au RN présenté une aussi belle équipe.

En élargissant la focale, la campagne vous a t elle a semblé plus agressive que les deux autres auxquelles vous avez partie ou observé ?
Est-ce votre analyse ? Et à quoi à votre avis c’est dû à quoi ?

Aucun doute : elle a été beaucoup plus agressive.

Nous avons en face de nous un maire sortant sur le déclin qui n’a plus grand chose à proposer et qui fait les fonds de tiroirs. Et qui de ce fait cherche à discréditer ses adversaires.

Il reprend même nos idées comme la transformation de la salle-des-fêtes en Halle gastronomique que nous avions proposé en commission ou encore, la création d’un étage au parking Petite Vitesse.

De même il est revenu sur l’arrêt de l’éclairage public à minuit qu’il avait instauré, suite à notre intervention. Et je ne parle pas de l’affaire du Club Léo !

Qu’est ce qui vous a le plus chagriné dans cette campagne ?

Le fait que que le maire qui est en bout de course et qui n’a plus grand chose à proposer trouve comme seule porte de sortie à nous dénigrer.

Les Viennois se retrouvent face à des problématiques dans leur vie quotidienne et personne ne répond.

Et a contrario, qu’est-ce qui vous a le plus enthousiasmé ?

La très bonne dynamique qui nous a accompagné tout au long de cette campagne. On a pu se rendre compte que les Viennois sont à l’écoute et sont de plus en plus demandeurs de nos solutions.

Il y a aussi le fait aussi que les personnes composant notre liste présentent un éventail représentatif très large de la population viennoise.

C’est vrai, ce ne sont pas des professionnels de la politique, mais qui mieux que des Viennois pour comprendre les Viennois !

Cette campagne a également été marquée par un drame, la mort de Quentin Deranque, un natif de l’Agglo. Ce drame va-t-il à votre avis laisser des traces politiques ?

C’est indéniable, il restera des traces. Il y aura un avant et un après Quentin. Ce drame a montré ce qu’était l’extrême-gauche.

Je regrette que mes concurrents et le maire n’aient pas été très sincères dans leurs déclarations à cet égard.

J’ai trouvé malsain, vis à vis de la famille que leur fils soit mis dans une case.

Pour moi, Quentin n’était pas un jeune violent. A l’opposé, ce qui va rester, c’est l’agressivité de LFI et des mouvements d’ultra-gauche.

Souvenez-vous, Myriam Thieulent avait bien participé à la contre-manifestation que nous avions organisés sous forme d’hommage devant le Palais de justice de Vienne, après la mort de Philippine.

Quels sont les thèmes que les Viennois que vous avez rencontré au cours de cette campagne ont le plus mis en avant ? Quelles sont leurs trois principales préoccupations ?

En premier lieu, ce qui s’exprime d’abord chez les Viennois, c’est la question de la sécurité , suivie par le stationnement. Un troisième sujet vient maintenant se greffer dessus : le commerce.

On avait deux grandes sources de préoccupations à Vienne, on en a désormais trois !

Et vous même au cours de ces rencontres, quelle sont les 3 mesures ou projets que vous avez porté et le plus mis en avant ?

Nous expliquons que notre volonté est de permettre à la Ville de retrouver de l’attractivité si nous sommes élus.

Et ce, en changeant notamment les règles de stationnement, en instaurant le stationnement gratuit le mercredi et le vendredi après-midi, par exemple, mais aussi en proposant des tarifs réduits pour les résidents et les commerçants dans les parkings à ouvrage.

Nous proposons également la gratuité dès 10 € d’achat dans les commerces viennois pour 2 heures ; et ce, via un QR code.

Il faut faciliter le stationnement pour recréer une dynamique pour nos commerces.

Quels sont les trois premières mesures ou projets phares que vous mettrez en œuvre si vous êtes élu maire ?

La création d’abord de parking relais et l’engagement de discussions avec la SNCF pour pouvoir reprendre tout ou partie du parking Effia de la gare de Vienne qui compte 800 places et qui est totalement sous-utilisé avec seulement 40 à 60 % de taux d’occupation alors qu’il est situé en centre-ville, mais il s’avère cher.

Ensuite, en deuxième lieu, ce sera la création d’une brigade canine.

Et en troisième lieu, nous procéderons à la refonte de la charte des mariages. Celle qui existe actuellement ne concerne que le parvis de l’hôtel-de-ville. Nous voulons étendre les obligations de bonne conduite, non pas au seul parvis, mais à l’ensemble du trajet du cortège.

Et d’ici le 15 mars, craignez vous que la tension monte encore entre les listes, sachant que c’est souvent en fin de campagne que monte l’agressivité ?

Je ne le souhaite pas et j’espère que l’on ne rentrera dans une campagne encore plus agressive. Les Viennois méritent mieux que d’être invectivés.

Pour notre part, si on nous attaque, nous nous défendrons. Mais, jamais nous, nous n’attaquons les personnes.

Et nous allons continuer à parler aux Viennois….

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Demain : Myriam Thieulent, tête de liste « « Vienne populaire, écologique et solidaire « , soutenue par LFI et le NPA.