Objectif : mettre un frein à l’insécurité routière grandissante en Isère. Catherine Seguin annonce un durcissement du barème menant à a suspension administrative du permis de conduire qui concerne déjà chaque année 4 000 conducteurs.

Comme dans la plupart des départements français, le bilan 2025 de la sécurité routière n’est pas bon.

En 2025, 41 accidents mortels ont en effet eu lieu dans le département de l’Isère dont 30 % sont liés à l’alcool, 15 % à l’usage des stupéfiants et 25 % à la vitesse excessive ou inadaptée.

Face à ces constats, la préfète de l’Isère a souhaité mettre à jour le barème de suspensions administratives « afin de renforcer la dissuasion et la sanction de ces comportements individuels. »

En clair, il s’agit d’un durcissement. Et il faut savoir que ce nouveau barème entrera en vigueur, d’ici deux jours, dès le 1er février 2026.

« Ces statistiques démontrent que les comportements individuels dangereux au volant continuent d’être la cause principale de la mortalité routière », estime Catherine Seguin, préfète de l’Isère.

D’où sa décision « de mettre à jour le barème des suspensions administratives afin de renforcer la dissuasion et la sanction de ces comportements individuels. »

Les suspensions administratives de permis visent en effet les comportements dangereux liés à l’alcoolémie, à l’usage de stupéfiants, du téléphone et à la vitesse excessive.

Chaque année, ce sont plus de 4 000 conducteurs qui sont concernés par ces suspensions en Isère.

Ainsi, «  fondées sur les dispositions du Code de la route, les infractions suivantes seront davantage sanctionnées à partir du 1er février 2026 » :

Les consommations d’alcool excessives (de 6 mois à 9 mois contre 6 mois maximum). 

L’état d’ivresse manifeste (de 6 mois à 9 mois contre 6 mois). 

Les consommations de stupéfiants (de 6 mois à 9 mois, contre 6 mois). 

Le dépassement des vitesses autorisées de plus de 50 km/h (de 6 mois à 9 mois contre 6 mois 
maximum). 

La conduite avec le téléphone au volant, couplée avec une autre infraction (de 2 mois à 4 mois qu’importe l’infraction caractérisée contre de 1 à 4 mois).

Permis probatoire

« Par ailleurs, les durées des suspensions visant les conducteurs en permis probatoire seront globalement plus élevées afin de renforcer la prévention en direction des jeunes conducteurs », précise la préfère.

Le nouveau barème précise également la nature des infractions connexes qui, cumulées à l’usage du téléphone, entraîneront une suspension ou seront considérées comme des circonstances

Le tableau des barèmes (pdf), CLIQUEZ ;Le nouveau barème