Christophe Barratier, l’auteur de « Les  Choristes » un des grands succès du cinéma français avec plus de huit millions et demi d’entrées en 2004 était à Vienne hier samedi 17 janvier pour présenter son film en avant-première au multiplex l’Amphi.

Le réalisateur Christophe Barratier a pu ainsi évoquer son film devant près de 200 personnes qui ne manquèrent pas d’applaudir à l’issue de la projection, ce qui n’est pas si courant et traduit un excellent accueil pour ce film dont le scénario est tiré d’une BD à succès.

Les deux-cents spectateurs présents ont-ils eu pour autant le privilège d’assister en avant-1ère à un futur « blockbuster » hexagonal, sachant que le film n’effectuera sa sortie nationale que le 11 février prochain ?

On peut déjà constater en visionnant ce film qu’on y trouve tous les ressorts qui ont fait le succès de « Les Choristes » : la présence de Gérard Jugnot dans le rôle, cette fois, d’un prêtre et Résistant et surtout de trois enfants dont le héros du film, François, ressemble diablement à Jean-Baptiste Maunier ce jeune chanteur lyonnais  de la chorale des Petits Chanteurs de Saint-Marc qu’avait choisi Christophe Barattier pour assurer le rôle principal.

On peut également y ajouter, ingrédient supplémentaire, la présence dans un des principaux rôles d’adulte, d’Artus, réalisateur et acteur d’un autre grand succès français de ces dernières années, « Un p’tit truc en plus », excellent dans ce rôle.

Et évidemment raconter l’histoire d’enfants qui à l’insu de leurs parents se muent en résistants efficaces face aux troupes nazies qui occupent leur (magnifique, très cinématographique) village, dans le but de réveiller la fibre patriotique de leurs parents et de l’ensemble de la population, ne peut que faire vibrer la corde sensible… des plus insensibles.

Et personne ne pourra s’empêcher de glisser une larme à la fin du film dont on ne vous dévoilera évidemment pas la teneur.

Enfin ce film en évoquant la Résistance et les valeurs de courage, d’empathie, de droiture, d’honnêteté, de bienveillance qui manquent cruellement à notre époque, ne peut que résonner fortement.

C’est ce qu’expliqua Christophe Barratier : « Ce film, je l’ai fait en pensant à l’enfant que j’étais. Ce que j’ai voulu exprimer est qu’une épreuve comme l’Occupation permet d’exprimer le pire, mais aussi le meilleur de chacun d’entre nous… »

Aucun doute donc, après avoir visionné ce film : ce sera un succès. Restera à en appréhender l’ampleur….

Reste que si 2025 a été pauvre en films français de qualité, qu’il s’agisse de films grands publics ou d’auteur, 2026 s’annonce beaucoup plus prodigue, ce film en est l’augure, il était temps !