Reste à savoir désormais qui va payer la facture, soit 4,2 millions d’euros d’investissement, plus de lourds coûts de fonctionnement…

Enfin ! Les habitants des communes de Chasse-sur-Rhône, comme de Loire-sur-Rhône situées sur le territoire de Vienne Condrieu Agglomération et de nombreuses autres dans le Sud Lyonnais ( soit 170 000 habitants, voir ci-dessous) peuvent à nouveau sans crainte boire l’eau du robinet.

Sans crainte du moins de retrouver comme auparavant des PFAS, en quantité dans leur eau de tous les jours, ces polluants éternels aux effets néfastes pour la santé

Un « chantier pilote »

Les habitants du Sud lyonnais dépendant du captage de Ternay, au Nord de Vienne géré par le syndicat mixte d’eau potable Rhône Sud tirent désormais les bénéfices de ce que le groupe Suez, à la manœuvre, a appelé un « chantier pilote unique en France ».

L’eau sortant du captage de Ternay est désormais en effet dans les clous réglementaires, avec une concentration de PFAS désormais de 80ng/l sous le seuil de la réglementation européenne qui entrera en vigueur le 12 janvier 2026 et qui est de 100 ng/l sur un échantillon de 20 PFAS.

Qui plus est, Suez se dit capable « d’analyser et de quantifier la présence de 65 molécules de PFAS dans l’eau, soit 45 de plus que celles ciblées par la règlementation. »

Et ce, grâce à une solution technologique brevetée par Suez et déployée pour la 1ère fois en France.

La solution proposée par Suez « s’appuie en effet sur le renouvellement en continu du charbon actif, grâce à un système de 6 réacteurs à flux descendant. »
Et de préciser que « cette innovation permet de maintenir l’efficacité du traitement, sans mise à l’arrêt des filtres pour le renouvellement du charbon. »

« Fier d’annoncer que l’eau est désormais conforme »

Et ce,pour un coût tout-de-même de près de 4,2 millions d’euros.

C’est ainsi qu’hier vendredi 9 janvier, Guy Martinet, le président du syndicat mixte d’eau potable de Rhône-Sud s’est déclaré « fier d’annoncer qu’après 8 mois de travaux pour déployer la solution Suez, que l’eau produite par l’usine de Ternay est conforme à la réglementation. »

Et d’ajouter que « les 170 000 habitants du Sud Lyonnais bénéficieront ainsi durablement d’une eau potable de qualité, dans un contexte de pression croissante sur la ressource. La réglementation européenne qui entrera en vigueur le 12 janvier 2026 impose une concentration inférieure à 0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS réglementés. »

Qui va payer la facture ?

Reste tout de même qu’en face de cette solution, cette forme de dépollution a un prix. Elevé. L’investissement se situe à 4,2 millions d’euros, heureusement pris en charge à 50 % par l’Agence de l’Eau.

Le coût de fonctionnement s’avére aussi élevé : il est estimé entre 500 000 et 900 000 euros. Et à l’arrivée, cela se traduira fort probablement par un surcoût pour l’usager…

A moins que les pollueurs finissent par payer l’addition, diverses actions en justice militent pour cette solution…

Les communes dépendant du captage de Ternay (170 000 habitants) :