Une enquête pour « violences aggravées » a été ouverte par le parquet de Lyon hier vendredi 13 février après l’agression, la veille, de Quentin, un militant identitaire de 23 ans. Le collectif identitaire Nemesis affirme que le jeune Viennois a été agressé par des militants antifascistes en marge d’une conférence de Rima Hassan à l’IEP de Lyon. Mais qui est ce jeune-homme de 23 ans qui lutte entre la vie et la mort après avoir reçu plusieurs coups de couteau ?
« Etudiant en mathématiques de 23 ans pratiquant le tennis et la philosophie, il était investi dans la vie pastorale en particulier au sein de la chorale de sa paroisse ». C’est ce qu’indique le cabinet d’avocat Rajon à Lyon chargé par la famille de Quentin de la représenter.
On sait en effet que Quentin était un fidèle de la paroisse Notre-Dame de l’Isle à Vienne, l’église où se rassemblent les catholiques traditionalistes.
Le cabinet Rajon tient également à préciser « de manière très ferme que le jeune Quentin était ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre et qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire. »
Pour ce cabinet, « Quentin a été passé à tabac par une dizaine d’individus », alors « qu’il a toujours défendu ses convictions de manière non violente. »
Il ne serait pas stricto sensu viennois, mais selon Thierry Kovacs, maire de Vienne, demeure à Saint-Cyr-sur-le-Rhône, commune située juste en face de Vienne sur la rive droite du Rhône.
Vendredi soir, son état était décrit comme « désespéré ». Son pronostic vital est donc engagé.
Le parquet de Lyon a ouvert vendredi 13 février 2026 une enquête pour « violences aggravées ».
Selon ce même parquet : « jeudi, vers 19 h 40, les services de police étaient appelés à intervenir à Lyon 5e (arrondissement) à la suite de la prise en charge par les secours d’un homme dont le pronostic vital était engagé et qui a été hospitalisé ».
Il a été transporté à l’hôpital Edouard Herriot.
L’enquête a été confiée à la Direction interrégionale de la police.
Une source proche de l’enquête indique que le jeune homme a notamment été atteint de plusieurs coups de couteau et que des organes vitaux ont été touchés.
Selon la présidente du collectif identitaire Nemesis, Alice Cordier, Quentin « était venu assurer la sécurité » de quelques militantes de Nemesis rassemblées devant l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Lyon pour protester contre une conférence que devait tenir l’eurodéputée LFI Rima Hassan.
Une version qui n’a pas été confirmée à ce stade par les autorités judiciaires.
C’est alors que s’est déroulé le drame.
A cette heure, le ou les agresseurs de Quentin ne sont pas identifiés, malgré, apparemment la présence de caméras de vidéo-surveillance sur les lieux.
L’enquête devra définir avec exactitude toutes les circonstances de ce drame qui frappe une famille avec une brutalité extrême en pleine campagne des élections municipales.
Photo : le drame s’est produit devant Sciences-Po Lyon où se tenait un meeting.

