Vivre-villes avait applaudi à la création à Saint-Chamond, au sein d’une ancienne usine du 1er musée et immense du street-art de la région Auvergne-Rhône-Alpes, il y a près de neuf mois.

Patatras ! L’on apprend par un communiqué la nouvelle par son créateur, Stanislas Belhomme que ce «  Mausa H07, Musée d’art urbain et du street art », qui a ouvert fin mai 2025  est en « cessation d’exploitation temporaire ».

Et d’expliquer que « la dette et les retards de paiements se sont accumulés, pour atteindre 62 000 euros fin janvier 2026 » et que « c’est un devoir et une obligation légale de ne pas poursuivre cette accumulation ».

« D’importantes divergences »

Et de préciser que «  les portes sont donc fermées depuis mardi 10 février : une procédure de redressement a été engagée. »

Stanislas Belhomme indique espérer « qu’une procédure de sauvegarde sera prononcée » car les carnets de réservation seraient « déjà bien remplis à partis du mois de mai prochain »…:

Rappelons que la réhabilitation de l’usine où s’est installée le musée s’est faite sur fonds publics…

D’entrée, en tout cas, la trajectoire n’a semble t-il pas été la bonne.

En effet, dès le printemps 2025, d’importantes divergences entre investisseurs et l’initiateur du projet ont vu le jour « quant aux fondamentaux et, surtout, au développement futur du projet : ADN culturel, organisation artistique et sociale… »

« Les dissensions se sont rapidement accentuées au courant de l’été. Malgré des efforts des deux parties, les différents n’ont pu être réglés et le point de non retour a été atteint ».

A l’arrivée, « la dette et les retards de paiements se sont donc accumulés, pour atteindre 62.000 € fin janvier 2026.

« Un avenir pas garanti »

Et l’avenir est sombre, reconnaît Stanislas Belhomme : « à moins d’un groupe d’entreprises aidantes ou de mécènes du musée qui réagiraient rapidement, l’avenir du MAUSA H07 n’est malheureusement pas garanti… »

Que 7 600 visiteurs !

Stanislas Belhomme visait, disait-il de 50 000 à 150 000 visiteurs par an ; or, selon le Progrès, le musée ne comptait que 7 600 visiteurs de fin mai à mi décembre, dont 2 740 le premier mois.

Bien loin, très loin des objectifs !

Il est vrai que parmi les handicaps figurait un manque évident de communication. Et sans communication pour une nouvelle structure…

En cas de fermeture définitive, malheureusement en l’état actuel de la situation, hypothèse la plus probable, que va devenir ce bâtiment ?

Dans ce cas, aura-t-il une autre destination ? C’est Saint-Étienne Métropole qui a investi dans sa réhabilitation qui est le propriétaire de cette ancienne usine réhabilités et c’est à cette collectivité que reviendra la décision de trouver la future destination des lieux. Après les élections ?