Alors que la majorité présidentielle avait initialement porté une proposition de loi visant une interdiction générale des téléphones portables dans les lycées, elle a finalement « fait le choix du recul, en lui substituant un dispositif flou, fondé sur les « lieux et conditions d’utilisation », estiment Fabrice Pannekoucke et son conseiller spécial Laurent Wauquiez. D’où ce coup politique : « face à cette hésitation, la Région a choisi d‘aller plus loin en annonçant le lancement, dès le 2e trimestre 2026, l’expérimentation de l’interdiction totale des téléphones portables dans les lycées de la Région », annoncent-ils.

Selon le président de la Région et son conseiller spécial, « pour le gouvernement, cette mesure se limitera à la mise en place d’espaces à usage restreint du téléphone portable au sein des établissements. Chaque lycée devra ainsi modifier son règlement intérieur, afin de préciser les lieux et les conditions d’utilisation des téléphones. »

D’où cette décision : «  afin de garantir un cadre scolaire clair, protecteur et propice à la réussite des lycéens d’Auvergne-Rhône-Alpes, la Région instaure, en partenariat avec les établissements volontaires, une expérimentation de l’interdiction totale du téléphone portable dans ses lycées. »

Avec quelles modalités ? « casiers sécurisés, pochettes de rangement etc., les établissements seront libres de choisir les modalités de mise en œuvre de cette interdiction, l’objectif étant de permettre à chaque lycée d’adapter ses choix à son organisation », explique l’exécutif du Conseil régional.

Et d’ajouter : « la Région, en lien avec la communauté éducative, accompagnera chaque établissement dans le lancement et le suivi de cette expérimentation. »

« L’utilisation des réseaux sociaux et des téléphones portables a des conséquences catastrophiques sur la jeune génération. Troubles de l’attention, dépression, harcèlement sont autant de raisons qui poussent la Région Auvergne-Rhône-Alpes à faire ce choix de l’interdiction totale. Pour maîtriser l’utilisation des écrans, il faut donner des codes à cette jeunesse en laquelle nous croyons et dont nous sommes fiers. Et il faut donner les moyens d’agir aux établissements qui en ont la volonté et la détermination », assure Fabrice Pannekoucke, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.