«J’ai été victime d’une sorte de boycott généralisé autour de la sortie mon livre ». C’est par ces mots qu’a débuté la conférence de Charles Alloncle à la salle-des-fêtes de Vienne, vendredi 6 novembre, évoquant les coulisses de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale qu’il raconte dans son ouvrage, « Je jure de dire toute la vérité », la phrase que doit prononcer toute personne invitée à s’exprimer devant les députés dans ce cadre.
Invité par Hanane Mansouri, députée de la 8ème circonscription de l’Isère, UDR (Union des Droites pour la République) comme elle, affilié au Rassemblement National et qui est venu, comme elle de l’UMP, le député de l’Hérault, devenu porte-parole de Marine Le Pen était venu promouvoir et dédicacer son livre, « Je vous jure de dire toute la vérité. »
Un ouvrage qui raconte les coulisses de la commission d’enquête « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale », dont il avait été rapporteur de novembre 2025 à avril 2026.

Plus d’une centaine de personnes étaient présentes à la salle-des-fêtes de Vienne pour ce meeting ouvert par le délégué départemental du RN Valentin Gabriac qui lança en début de meeting, « « Nous avons gagné la bataille idéologique ! ».
Après avoir été présenté par Hanane Mansouri, Charles Alloncle prit ensuite la parole pour dénoncer « les 4 milliards d’euros que coûte l’audiovisuel public à la France », « qui dépense l’argent des Français et fait appel à des sociétés privées aux coût exorbitants, s’assurant de fortes marges pour produire ses émissions, sans procédures de mises en concurrence ».
Charles Alloncle rappela ensuite que ce rapport à été voté de justesse par 12 voix contre 8, et 8 abstentions, ce qui a permis sa publication (550 pages).
S’assurant « victime d’une sorte de boycott autour de la sortie de son livre » de la part de Radio France, France Télévisions mais aussi des groupes privés comme M6 ou TF1 avec l’émission Quotidien « qui refuse de me recevoir », le député de l’Hérault expliqua « qu’il ne s’agit pas d’un livre politique, mais un livre qui raconte les coulisses d’un service public de l’audiovisuel qui au cours de son histoire n’avait jamais fait l’objet d’aucune enquête. »
Bref, pour lui, « le service public de l’audiovisuel c’est le règne d’une irresponsabilité généralisée… »


