Il y a quelques jours, le préfet du Rhône confirmait dans un communiqué la présence d’une meute de loups dans le Pilat rhodanien, suite aux nombreuses observations effectuées par les services de l’Etat. Il est vrai que les attaques à répétition d’élevages constatées ces derniers mois ne laissaient guère de doute !
On en a désormais la preuve visuelle.
Trente caméras installées dans le Pilat rhodanien

L’association AssoCohab, basée à Gleizé dans le Beaujolais, qui lutte concrètement pour que la cohabitation entre les hommes et les loups deviennent plus harmonieuse a en effet installé 30 caméras dans le Pilat rhodanien pour capter les loups.
Pas au hasard, bien sûr : près des villages qui ont été sujets à des attaques de troupeaux et grâce au berger allemand de l’association formé pour rechercher des traces de loup, sur les passages que ceux-ci empruntent régulièrement.
D’où la scène captées par AssoCohab de quatre louveteaux, il est vrai plutôt attendrissants, avec un premier qui passe sous une branche morte, suivi d’un deuxième, puis d’un troisième et enfin un quatrième, tous les quatre jouant ensuite autour d’un arbre avant de s’éloigner (photo ci-dessus et vidéo ci-dessous).
Déjà un mâle avait été filmé le 28 février dernier par un chasseur sur le territoire aux Haies, une des trente communes deVienne Condrieu Agglomération.
On subodorait qu’une femelle l’accompagnait. On en a donc désormais la preuve formelle avec ces quatre louveteaux !
« Notre mission est de tenter de suivre les loups, c’est un travail scientifique que nous menons avec les services de l’Etat », explique Floriane Tanneur, présidente de l’association. AssoCohab.
« A partir des données collectées, nous alertons les éleveurs »
Elle poursuit : « Toutes ces données nous permettant d’alerter les éleveurs qui font partie de notre réseau. Avec eux, nous auditons les risques et les faiblesses de leur élevage vis à vis à des attaques potentielles du loup. Nous leur proposons des solutions opérationnelles et concrètes, jusqu’à aller chercher pour eux des propositions de financement. Chaque situation est différente, c’est du cas par cas », détaille-t-elle.
Cela fait cinq ans, date à peu près de l’arrivée du loup dans le Rhône que l’association œuvre sur le terrain.
Parallèlement, AssoCohab s’est aussi donné pour rôle d’informer le public sur la réalité du loup. Et ce, « pour faciliter le retour de cette espèce dans nos régions. ».
Pour Floriane Tanneur, « on dit, on entend tout et son contraire sur le loup. Nous entendons rétablir la vérité et déconstruire les idées préconçues que les gens ont sur les loup, il y a beaucoup d’imaginaire qui tourne autour de lui. C’est en fait un animal mal compris et en définitive, peu connu du grand public. Il y a beaucoup de choses à déconstruire !»
Et de conclure : « Je peux vous dire que nous sommes allés une soixantaine de fois dans le Pilat Rhodanien pour poser nos caméras, nous n’avons jamais été mangés par les loups ! Comme dans bien d’autres pays, une cohabitation est vraiment possible ici aussi, loin de la dramatisation que l’on peut entendre ici ou là… »
La vidéo Facebook des quatre louveteaux : https://www.facebook.com/reel/1055237180632419


