« On pensait démarrer doucement pour permettre notre rodage. En fait, il a depuis 9 heures ce matin, beaucoup de monde, ça n’arrête pas ! »

Mélisa Martinova, la gérante du nouveau magasin C Futé qui vient d’ouvrir sur la zone artisanale Gerbolle situé route du Barrage à Reventin-Vaugris (derrière Würth) affichait en ce matin du mercredi 1 er avril, un très large sourire.`
Cette jeune-femme de 27 ans en est la gérante. Armée d’un BTS de Management Commercial Opérationnel et de six ans de formation auprès de Sébastien Montusclat qui a créé à Chans, ce concept de magasin « anti-gaspi » C Futé, c’est elle qui a lancé ce nouveau magasin.
Pourquoi « anti-gaspi », car on trouve dans ses rayons des produits qui ne pourraient pas être commercialisés via les circuits classiques pour raison d’étiquetage défectueux, d’emballage légèrement abîmé, de produits à date de péremption courte, aussi des produits fabriqués en surplus pour la grande distribution et qui n’ont pu être vendus car proposés en trop grande quantité, mais encore des fruits et légumes dits « moches » car ne correspondant pas aux normes de présentation ou de taille ou de calibre habituels, etc.
Par exemple on remarque de nombreux fromages dans la chambre froide du magasin (prévoir des vêtements chauds) où l’on trouve les produits frais. « Le producteur a été victime d’une erreur de logiciel, ce qui l’a amené à trop produire. Nous avons racheté son stock », explique la gérante.
Au total, donc, on trouve dans ce magasin, du frais, du salé, du sucré, des confiserie, etc. , un peu de tout côté alimentaire, mais à des tarifs de 20 à 30 % et jusqu’à 70 % moins cher que dans la distribution traditionnelle. Certains produits en proviennent d’ailleurs comme de la charcuterie « Système « U », par exemple.

D’emblée , on est accueilli dès l’entrée par des pots de Nutella à prix cassés.
On trouve dans le magasin beaucoup de produits secs, pâtes, riz, conserves, etc. Et dans la chambre froide attenante (un peu) de légumes, des fromages, mais aussi de la charcuterie en quantité, de la viande, des yaourts, etc. Et même des poulets bio en provenance d’Ardèche vendus moitié moins cher que dans les magasins spécialisés.
Plus d’un millier de références sont ainsiproposés sur les 500 m2 du nouveau magasin.
« Nous aurons de temps en temps du bio, tout dépendra des arrivages », explique Mélisa.
Elle ajoute : « nous avons pour l’ouverture choisi des produits avec pour certains des dates de péremption longues ».
Que fera-t-elle, lorsque ses produits à leur tour s’approcheront de leur péremption ? « Nous les livrerons aux Restos du cœur et à la Croix Rouge », assure-t-elle.
« Même si ce n’est pas formalisé sur le papier, nous entendons mener une démarche RSE (ndlr : responsabilité sociale des entreprises) », explique la gérante. « Nous ne voulons pas casser le business des fournisseurs. »
Au final, donc, une démarche complémentaire par rapport aux distributeurs existants sur Vienne et alentours, et effectivement « anti-gaspi »…


