Lyon-Saint Exupéry aéroport international ? A moitié. Car malgré des tentatives dans le passé, notamment en direction de New-York, il manque cruellement pour un aéroport de cette taille de liaisons envers les Etats-Unis (heureusement il y a le Canada) et l’Asie. St-Ex dessert en effet essentiellement l’Europe et l’Afrique. Il n’y a en tout cas aucune liaison directe avec l’Asie. On est actuellement obligé de passer notamment par Dubaï avec les conséquences que l’on connaît actuellement, ou bien sûr Paris.
D’où le fort intérêt suscité par une information qui aurait pu passer inaperçue : la compagnie internationale chinoise China Eastern Airlines vient de lancer une étude de faisabilité pour une éventuelle future liaison directe entre Shanghai, la capitale économique de la Chine et Lyon.
En effet, la compagnie chinoise est en train d’élaborer une refonte importante de son réseau international. Plusieurs nouvelles routes sont déjà confirmées, notamment entre Shanghai et Tachkent, ou encore entre Xi’an et Vienne, la capitale autrichienne.
Et c’est dans ce cadre inédit que Lyon pourrait figurer parmi six destinations européennes actuellement étudiées aux côtés de Prague, Belgrade ; voire encore Birmingham.
Les liens économiques de Lyon en particulier et d’Auvergne-Rhône-Alpes sont importants : un vol direct vers Shanghai aurait beaucoup de sens, notamment pour les secteurs pharmaceutique, chimique et encore industriel.
La politique d’exemption de visa chinoise joue aussi en faveur de cette route. Les Français peuvent entrer en Chine sans visa pour des séjours de 30 jours maximum jusqu’au 31 décembre 2026, que ce soit pour le tourisme, les affaires ou les visites familiales.
Aujourd’hui, rejoindre Shanghai depuis Lyon demande souvent entre 15 et 25 heures de trajet selon les correspondances. Un vol direct ramènerait le trajet à près de 11 ou 12 heures, seulement.
Plusieurs facteurs détermineront l’issue de l’étude lyonnaise : la demande locale mesurée par les données de réservation, la disponibilité de créneaux horaires à Lyon-Saint-Exupéry, les accords bilatéraux de trafic aérien et la rentabilité projetée face aux coûts réglementaires européens, bien évidemment.
Croisons les doigts.
On sera vite fixé.

