Même si onze personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête de la mort de Quentin, « il reste encore des personnes à identifier » a assuré jeudi 19 février, Thierry Dran, procureur de Lyon lors d’une conférence de presse.
Le fait le plus saillant de ses propos est que sept des onze personnes interpellées « lors d’une opération de grande ampleur » « ont fait l’objet d’une information judiciaire criminelle auprès de trois juges d’instruction et ont été une mis en examen pour homicide volontaire et association de malfaiteurs et placées en détention provisoire ».
Et de préciser que cette mise en détention provisoire tient notamment, au « grave trouble à l’ordre public, des risques de concertation frauduleuse, du risque de déperdition des preuves et afin de les maintenir à disposition de la justice ».
Quatre personnes relâchées
Les quatre autre personnes arrêtées par les services de police ont été relâchées et feront l’objet de poursuite pour « recel de malfaiteurs ».
Le procureur n’a pas donné l’identité des suspects mis en examen, mais il a apporté à leur égard un certain nombre de précisions.
« De 20 à 26 ans »
Les sept suspects sont « âgés de 20 à 26 ans », a indiqué Thierry Dran.
Ils sont « pour l’essentiel des étudiants, des employés dans le privé, l’un est sans emploi, et l’un est assistant parlementaire. Certains appartiennent à des associations et trois déclarent avoir fait partie ou être proches de la mouvance d’ultragauche. »
Il a donc bien confirmé la présence parmi les sept suspects d’un assistant parlementaire du député LFI, Raphaël Arnaud, mais pas de deux.
Les sept hommes soupçonnés d’avoir frappé à mort Quentin Deranque « contestent l’intention homicide », a précisé le procureur de Lyon.
« Certains admettent avoir porté des coups »
Et d’ajouter : « deux ont refusé de s’exprimer pendant leur garde à vue ; les autres reconnaissent leur présence sur les lieux de l’agression. » Et enfin, « certains admettent avoir porté des coups » à Quentin Deranque « ou à d’autres victimes ».
Antécédents judiciaires
Il a également précisé que « les sept personnes présentées au juge d’instruction « n’ont pas d’antécédents judiciaires, sauf pour deux d’entre elles, déjà condamnées pour violence et usage de stupéfiants par le tribunal pour enfants » pour l’une, et pour l’autre, « par le tribunal correctionnel de Lyon pour des faits de vol et de port d’arme ».
L’un des sept suspects fait par ailleurs actuellement l’objet d’un contrôle judiciaire par une juge d’instruction de Paris, « à la suite de faits de violences aggravées en raison de la race, de l’ethnie ou la religion », a-t-il ajouté.
Bref, l’enquête avance vite, mais comme elle est très complexe et demande beaucoup d’investigations, elle est bien sûr loin d’être terminée.

