Tête de liste « Grand Cœur Lyonnais » avec Véronique Sarselli, Jean-Michel Aulas marque sa volonté de relancer, s’il est élu le maillon (cruellement) manquant de la Via Rhôna au Sud de Lyon.
Aucun exécutif n’a réussi pour l’heure à régler le problème : long de 800 km entre le lac Léman et la Méditerranée, l’itinéraire européen cycliste ViaRhôna connaît une rupture au sud de Lyon. On sait en effet que la ViaRhôna relie Genève, Lyon, Vienne, Valence, Orange, Avignon, Arles, puis Sète
Il ne reste plus que dix-huit kilomètres à aménager entre Pierre- Bénite et Givors contraignant les cyclistes à quitter le tracé ou à emprunter le train.
Jeudi 12 février, Véronique Sarselli, candidate à la Métropole de Lyon pour Grand Cœur Lyonnais, accompagnée de Julien Vuillemard, maire de Vernaison, et Xavier Odo, maire de Grigny, s’est rendue sur site afin d’évoquer la relance de ce tronçon stratégique.
« La création de cette liaison permettrait de renforcer l’attractivité touristique d’un axe fréquenté par environ 200 000 cyclotouristes par an, avec des retombées directes pour commerces, hôtels et restaurants. Elle offrirait également un itinéraire sécurisé pour les déplacements quotidiens entre Irigny, Vernaison, Grigny et Givors. »
Validé en 2018, le tracé en rive droite avait été retenu, avec une réutilisation majoritaire des cheminements existants et un coût estimé à 11 millions d’euros. À la suite d’un avis défavorable du commissaire enquêteur, la Métropole de Lyon n’a pas engagé les adaptations nécessaires, ce qui a conduit à l’arrêt du projet en 2022 », fut-il expliqué.
Et de préciser la manière de procéder pour relancer le projet :
« Aujourd’hui, une partie des aménagements urbains est réalisée au nord du bassin de joutes. Il reste principalement un tronçon en zone naturelle entre Irigny, Vernaison et l’entrée de Grigny, avec environ 1,5 km à aménager. »
Et d’ajouter, « le projet repose sur l’utilisation des voies existantes, stabilisées et adaptées, afin d’assurer la continuité de la ViaRhôna tout en préservant la biodiversité du secteur et en mettant à jour les documents d’urbanisme. «
« Il faut remettre autour de la table l’ensemble des partenaires et relancer rapidement les études pour aboutir à une solution équilibrée. Ce maillon est indispensable pour assurer la continuité d’un axe européen majeur et sécuriser les déplacements du quotidien », estime Véronique Sarselli.

