Près de 500 personnes avaient pris place jeudi soir à la cathédrale Saint-Maurice à Vienne pour ouïr le Chœur InChorus en lever de rideau, en quelque sorte à la Fête Historique qui débute demain samedi 30 août.
Et elles n’ont pas eu à la regretter, tant la qualité de ce chœur, l’un des meilleurs de France et l’émotion que ses vingt-cinq voix à l’unisson ont suscité était grande.
Ce chœur créé à l’initiative de Pascal Adoumbou, professeur de direction de chœur et de chant choral au Conservatoire de Grenobl ne rassemble en effet que de professionnels et des professeurs de chant, venus de toute la France. Par exemple, l’un des chanteurs à la magnifique voix de basse revenait de Bayreuth où il a chanté Wagner.
Le répertoire d’InChorus, très empreint de spiritualité résonnait particulièrement bien dans la cathédrale, débutant avec une célébration à la terre, venue de Norvège, suivi tout aussitôt par le bouleversant Agnus Dei de Samuel Barber.
Ce même répertoire bien en phase avec l’intitulé du programme « dans la rage de l’aube » est ensuite descendu dans les ténèbres et le fin fond du désespoir avec notamment la « Cantate d’un soir de neige » sur un texte d’Éluard et une musique de Francis Poulenc pour peu à peu retrouver la lumière et l’espoir, à travers le chant lituanien « Mére Soleil », puis une ode à Marie d’un auteur polonais, pièce favorite de Jean-Paul 2, pour enfin finir dans la joie et l’allégresse avec un negro spiritual, en guise de magnifique conclusion…
Un superbe concert qui a emporté le public.
Place demain dans un tout autre style à la Fête Historique !