Myriam Thieulent, conseillère municipale d’opposition au conseil municipal de Vienne (Vienne Populaire Écologique et Solidaire) a été attaqué hier par Thierry Kovacs qui pointe du doigt la responsabilité de LFI dans les violences et dégradations lycéennes : « Je veux dénoncer ceux qui attisent la violence, rendant directement responsable, Mme Thieulent qui a fait un lien son site pour appeler aux blocages et pour dénoncer les « violences policières », avait assuré. le maire de Vienne
Myriam Thieulent réfute cette accusation : « Thierry Kovacs, m’attaque nommément en m’imputant la responsabilité de dégradations commises en marge des mouvements lycéens. Ces accusations indignes et diffamatoires relèvent d’une manœuvre politicienne grossière. »
Elle ajoute : « Mon message était limpide : « Ne laissons pas nos lycéen•nes seul•es face aux forces de l’ordre, allons sur les blocages pour les protéger. ».
« Prévenir l’escalade est un devoir »
Elle détaille : « ce message faisait suite à de graves événements : un adolescent victime d’une double fracture de la mâchoire, une jeune fille étranglée et un lycéen éborgné. C’est face à ces violences inacceptables contre des mineurs que j’ai appelé à la présence d’adultes, d’élu·es, de professeureuses et de parents d’élèves sur le terrain. Veiller sur nos jeunes et prévenir l’escalade est un devoir. »
Pour la conseillère municipale, « la jeunesse qui se mobilise exprime une inquiétude légitime face à son avenir. La liberté de manifester est une liberté fondamentale protégée par la loi et le droit européen. Rappeler l’exigence d’un maintien de l’ordre respectueux de l’intégrité physique des personnes n’est pas une attaque contre les forces de l’ordre, mais un rappel des principes républicains. »
« On ne répond pas aux lycéens par la stigmatisation et la répression aveugle »
Elle ajoute : « les violences physiques contre les personnes sont intolérables, qu’elles visent des mineurs, des personnels ou des représentants de l’État. Mais chercher à caricaturer tout un mouvement lycéen pour en faire porter la responsabilité aux élu·es d’opposition est une falsification. On ne répond pas au désarroi des lycéen·nes par la stigmatisation et la répression aveugle.
Plutôt que de multiplier les opérations de communication sur des chiffres bruts, la majorité régionale et municipale devrait écouter ce que vivent les élèves au quotidien dans leurs établissements : des conditions de travail dégradées, l’impact des fortes chaleurs et le manque de considération pour leurs revendications. »
« Je continuerai d’assister et de soutenir la jeunesse viennoise »
Et de conclure : « je refuse de me laisser intimider par ces accusations ad hominem. Je continue et continuerai d’assister et de soutenir la jeunesse viennoise dans l’exercice de ses droits démocratiques, dans le calme et la responsabilité.
Plutôt que de criminaliser la jeunesse ou d’agiter les invectives, la municipalité et la Région devraient enfin écouter les revendications légitimes des lycéen·nes : des moyens pour l’éducation, des conditions d’apprentissage dignes et une vraie considération pour leur avenir.
C’est sur ces sujets cruciaux que les élu·es sont attendu·es.


